RESSAUT INTERNE OU EXTERNE DE LA HANCHE
Le ressaut interne ou externe de la hanche, également appelé hanche à ressaut ou coxa saltans, correspond au déplacement brusque d’un tendon ou d’une bande musculaire sur une saillie osseuse lors des mouvements de la hanche.
Le ressaut peut être indolore ou s’accompagner d’une douleur, d’une inflammation locale ou d’une bursite. Plus rarement, une lésion du labrum ou du cartilage peut provoquer une sensation d’accrochage plus profonde dans l’articulation.
COMPRENDRE LE RESSAUT DE LA HANCHE
LE RESSAUT INTERNE
Le ressaut interne se produit généralement à l’avant de la hanche. Le tendon du muscle ilio-psoas peut glisser sur des reliefs osseux situés devant l’articulation lorsque la hanche passe d’une position fléchie à une position tendue.
Le claquement peut être ressenti profondément dans l’aine. Il apparaît parfois en se relevant d’une chaise, en levant la jambe, en montant les escaliers ou lors de certains mouvements sportifs.
LE RESSAUT EXTERNE
Le ressaut externe concerne la face latérale de la hanche. Il est souvent lié au déplacement de la bandelette ilio-tibiale ou du tendon du grand fessier sur le grand trochanter.
La sensation est alors plus superficielle et se situe sur le côté de la hanche. Elle peut être visible ou palpable lorsque la personne fléchit puis tend la hanche.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
Le ressaut interne ou externe de la hanche peut se manifester par un claquement, une sensation de déplacement ou une gêne lors de certains mouvements. Il peut rester indolore ou devenir douloureux lorsqu’il s’accompagne d’une inflammation des tendons ou d’une bursite.
- Claquement à l’avant de la hanche : un ressaut ressenti dans l’aine peut être lié au tendon ilio-psoas.
- Claquement sur le côté de la hanche : un ressaut latéral peut correspondre au déplacement de la bandelette ilio-tibiale sur le grand trochanter.
- Douleur lors des mouvements : la gêne peut apparaître en levant la jambe, en se relevant, en montant les escaliers ou pendant une activité sportive.
- Sensation d’accrochage ou de blocage : une douleur profonde dans l’aine, associée à un accrochage, nécessite de rechercher une éventuelle atteinte située dans l’articulation.
Un ressaut douloureux persistant, une limitation importante de la mobilité, une sensation de blocage ou une douleur apparue après un traumatisme doivent conduire à demander un avis médical.
POURQUOI LE RESSAUT DE LA HANCHE APPARAÎT-IL ?
Le ressaut de la hanche apparaît lorsque certaines structures tendineuses ou musculaires se déplacent sur une saillie osseuse au cours d’un mouvement. Plusieurs facteurs peuvent favoriser ce phénomène.
RAIDEUR MUSCULAIRE OU TENDINEUSE
Une diminution de la souplesse du muscle ilio-psoas, de la bandelette ilio-tibiale ou des muscles fessiers peut modifier le glissement des tendons autour de la hanche.
ACTIVITÉS RÉPÉTÉES
La danse, la course, le football, le cyclisme, les arts martiaux et les activités impliquant des flexions ou des rotations répétées de la hanche peuvent favoriser l’apparition d’un ressaut.
SURCHARGE OU REPRISE TROP RAPIDE
Une augmentation importante de l’entraînement, une reprise sportive rapide ou une modification du programme d’exercices peut surcharger les tendons autour de la hanche.
DÉSÉQUILIBRE DU BASSIN ET DES MUSCLES
Une faiblesse des muscles fessiers, un mauvais contrôle du bassin ou une différence de mobilité entre les deux hanches peuvent modifier les contraintes exercées sur les tendons.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
Le diagnostic du ressaut interne ou externe de la hanche repose principalement sur l’interrogatoire et l’examen clinique. Le médecin cherche à identifier la localisation exacte du claquement, le mouvement qui le déclenche et la présence éventuelle d’une douleur associée.
01 – L’EXAMEN CLINIQUE
Le médecin observe la marche, la mobilité de la hanche et les mouvements qui reproduisent le ressaut. Il peut parfois sentir le tendon se déplacer sous la main lors de la flexion ou de l’extension de la hanche.
02 – LA DIFFÉRENCIATION ENTRE RESSAUT INTERNE ET EXTERNE
Un ressaut à l’avant de la hanche évoque plutôt une atteinte du tendon ilio-psoas. Un ressaut sur le côté de la hanche peut être lié à la bandelette ilio-tibiale ou au tendon du grand fessier.
La localisation de la douleur, la profondeur du claquement et les mouvements déclencheurs sont importants pour orienter le diagnostic.
03 – L’IMAGERIE SI NÉCESSAIRE
Une radiographie peut être réalisée pour rechercher une anomalie osseuse ou une autre cause de douleur. Une échographie dynamique permet parfois d’observer directement le déplacement d’un tendon pendant le mouvement.
Une IRM peut être proposée en cas de douleur profonde, de suspicion de lésion du labrum, de problème cartilagineux ou lorsque les symptômes persistent malgré une prise en charge adaptée.
Le claquement seul ne permet pas de poser un diagnostic : il doit être interprété en fonction de la douleur, de l’examen clinique et du mouvement qui le déclenche.
SOULAGER LE RESSAUT DE LA HANCHE SANS CHIRURGIE
La prise en charge du ressaut interne ou externe de la hanche dépend de la présence ou non d’une douleur. Un ressaut indolore ne nécessite généralement pas de traitement spécifique. Lorsque le ressaut devient douloureux, l’objectif est de réduire les contraintes et de restaurer progressivement un mouvement plus harmonieux.
ADAPTER LES ACTIVITÉS
Les mouvements qui déclenchent la douleur peuvent être réduits temporairement. Il peut être nécessaire de diminuer les flexions répétées, les rotations forcées, les montées d’escaliers ou certaines activités sportives.
La reprise doit être progressive, en évitant de répéter un mouvement douloureux de manière intensive.
PHYSIOTHÉRAPIE ET MOBILITÉ
La physiothérapie peut aider à améliorer la mobilité de la hanche, à réduire les tensions musculaires et à corriger certains déséquilibres.
Le programme peut comprendre des exercices de mobilité douce, des étirements adaptés et un travail du contrôle du bassin. Les exercices ne doivent pas provoquer une douleur importante ou un ressaut de plus en plus douloureux.
RENFORCER LES MUSCLES DE LA HANCHE
Le renforcement progressif des muscles fessiers, du tronc et des muscles stabilisateurs de la hanche peut améliorer le contrôle du mouvement.
Les exercices sont adaptés à la localisation du ressaut, à la force musculaire et aux activités du patient.
TRAITER L’INFLAMMATION ASSOCIÉE
Lorsqu’un ressaut externe s’accompagne d’une bursite trochantérienne ou lorsqu’un ressaut interne provoque une inflammation douloureuse, un traitement antalgique ou une infiltration ciblée peut parfois être discuté.
L’infiltration n’est pas systématique et doit être proposée après avoir identifié précisément la structure responsable des symptômes.
La majorité des ressauts douloureux de la hanche peuvent d’abord être pris en charge par une adaptation des activités, une physiothérapie et un renforcement progressif.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?
La chirurgie est rarement nécessaire pour un ressaut interne ou externe de la hanche. Elle peut être discutée uniquement lorsque le ressaut est douloureux, invalidant et persistant malgré une prise en charge non chirurgicale bien conduite.
La décision dépend de l’âge, des activités, de la douleur, des examens et des attentes du patient.
DES SYMPTÔMES PERSISTANTS ET INVALIDANTS
Une intervention peut être envisagée lorsque la douleur limite durablement la marche, le sport ou les activités quotidiennes malgré plusieurs mois de traitement adapté.
UNE CAUSE ANATOMIQUE CONFIRMÉE
Avant toute chirurgie, il est nécessaire de confirmer l’origine du ressaut et d’écarter une lésion du labrum, du cartilage, une pathologie lombaire ou une autre cause de douleur.
UNE PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE CIBLÉE
Selon l’origine du ressaut, une intervention peut consister à libérer ou allonger une structure tendineuse, à traiter une lésion intra-articulaire ou à corriger une cause mécanique précise.
RÉÉDUCATION ET REPRISE DES ACTIVITÉS
La récupération dépend de la cause du ressaut, de la présence d’une inflammation et des activités pratiquées. Elle repose sur une progression régulière, sans reproduire de manière répétée une douleur importante.
01 – RÉDUIRE LES MOUVEMENTS IRRITANTS
Les mouvements responsables du claquement douloureux sont temporairement limités. L’objectif n’est pas d’immobiliser complètement la hanche, mais de réduire les sollicitations excessives.
02 – PRÉSERVER LA MOBILITÉ
La mobilité de la hanche est entretenue grâce à des mouvements doux et contrôlés. Les amplitudes qui déclenchent une douleur importante sont évitées au début.
03 – RENFORCER LE BASSIN ET LES MUSCLES FESSIERS
Le renforcement commence par des exercices simples, puis progresse vers des mouvements plus fonctionnels sollicitant la hanche, le bassin et le tronc.
04 – REPRENDRE LA MARCHE ET LES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
La marche, les escaliers et les mouvements habituels sont repris progressivement, en surveillant la douleur dans les heures qui suivent l’activité.
05 – REPRENDRE LE SPORT
La course, les sauts, les rotations et les changements de direction sont réintroduits lorsque la mobilité, la force et le contrôle de la hanche sont suffisamment restaurés.
La reprise dépend de l’évolution de la douleur et de la qualité du mouvement, et non d’un calendrier identique pour tous.


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Un claquement de hanche peut avoir une origine tendineuse, musculaire ou articulaire. La consultation permet d’identifier la localisation exacte du ressaut, le mouvement qui le déclenche et la présence éventuelle d’une douleur.
Le traitement peut associer une adaptation des activités, une physiothérapie, un renforcement progressif et, lorsque cela est nécessaire, un traitement ciblé de l’inflammation.
Un ressaut indolore ne nécessite généralement pas de traitement. En revanche, un claquement douloureux, une sensation d’accrochage profond ou une limitation de la mobilité doivent être évalués afin de rechercher une cause précise.
« Identifier la structure responsable du ressaut permet d’éviter les traitements inutiles et de proposer une prise en charge réellement adaptée. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?
Un examen clinique associé à une imagerie adaptée permet de préciser l’origine des symptômes et d’identifier les traitements les plus appropriés.