Réparation des tendons de la hanche
La réparation des tendons de la hanche vise principalement les tendons du moyen et du petit fessier, qui s’attachent au grand trochanter, sur le côté du fémur. Lorsqu’ils sont rompus ou désinsérés, ils peuvent perturber la stabilité du bassin et rendre certains gestes difficiles, comme marcher ou se tenir sur une jambe. L’intervention consiste généralement à réinsérer le tendon sur l’os à l’aide de sutures et d’ancres.
La chirurgie n’est pas systématique. La décision tient compte de la gêne, de l’examen clinique, de l’étendue et de l’ancienneté de la lésion, des traitements déjà essayés et des objectifs du patient.
COMPRENDRE LA PROTHÈSE TOTALE DE GENOU
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C'est la zone située sur la face intérieure du genou et la plus fréquemment touchée par l'arthrose. Son usure peut provoquer une douleur interne et favoriser progressivement une déformation de la jambe.
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Situé sur la face extérieure du genou, ce compartiment est moins fréquemment atteint. Son usure peut entraîner une douleur latérale et modifier progressivement l'axe de la jambe.
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Cette articulation se situe entre la rotule et le fémur. Lorsqu'elle est touchée, la douleur apparaît souvent dans les escaliers, en position accroupie ou après être resté longtemps assis.

QUAND ENVISAGER UNE PROTHÈSE TOTALE DE GENOU ?
La réparation peut être discutée lorsqu’une lésion des tendons fessiers entraîne une gêne importante et persistante, notamment si les traitements non chirurgicaux n’ont pas suffisamment amélioré la fonction. L’examen clinique et l’imagerie doivent être interprétés ensemble : une anomalie visible sur une image ne suffit pas, à elle seule, à décider d’opérer.
- Rupture complète ou désinsertion du tendon — La réparation peut être envisagée si le tendon est détaché de son insertion et que la lésion correspond aux symptômes et à l’examen.
- Faiblesse ou gêne fonctionnelle marquée — Une difficulté à stabiliser le bassin, à marcher ou à effectuer certaines activités peut entrer dans la décision.
- Symptômes qui persistent malgré les soins — La physiothérapie, l’adaptation des activités et les autres options adaptées à la situation sont généralement évaluées avant d’envisager l’opération.
- Lésion réparable et objectifs compatibles — L’ancienneté de la rupture, sa rétraction, la qualité du tendon et les attentes du patient sont prises en compte pour estimer le bénéfice possible.
Une tendinopathie ou une déchirure partielle ne conduit donc pas automatiquement à une opération. Le choix se fait au cas par cas, après avoir examiné les bénéfices attendus, les contraintes de la rééducation et les solutions non chirurgicales.
PRÉPARER L’INTERVENTION
La préparation permet de confirmer le diagnostic, de planifier la réparation et d’organiser la période durant laquelle l’appui et certains mouvements peuvent être limités.
BILAN PRÉOPÉRATOIRE
Le chirurgien reprend les symptômes et les antécédents, examine la hanche et étudie les examens d’imagerie disponibles. Un bilan complémentaire et une consultation d’anesthésie sont organisés selon votre état de santé et les pratiques de l’établissement.
PLANIFICATION DE L’INTERVENTION
La technique dépend de la localisation et de l’étendue de la rupture, de la rétraction du tendon et de la qualité des tissus. Le chirurgien prévoit le type de réinsertion et le nombre d’ancres en fonction des constatations et du geste nécessaire.
PRÉPARATION PHYSIQUE ET PRATIQUE
Les exercices préopératoires sont adaptés à la douleur et à la lésion. Il est utile d’anticiper le retour à domicile, de dégager les passages et de prévoir une aide temporaire si les déplacements sont difficiles. Des béquilles peuvent être nécessaires après l’opération.
CONSIGNES AVANT L’OPÉRATION
L’équipe vous indiquera les consignes de jeûne, d’hygiène et d’arrivée à la clinique. Ne modifiez et n’arrêtez aucun médicament sans l’avis de l’équipe médicale ou de l’anesthésiste.

COMMENT SE DÉROULE L’INTERVENTION ?
Le geste dépend de la rupture et de la technique retenue. La réparation peut être réalisée par une approche endoscopique, à travers de petites incisions, ou par une voie ouverte. L’objectif est de replacer le tendon sur son insertion et de le fixer de façon stable.
INSTALLATION ET ANESTHÉSIE
L’intervention est réalisée au bloc opératoire, sous anesthésie générale ou selon une autre stratégie anesthésique décidée avec l’équipe d’anesthésie. Après l’installation, la peau est préparée et le champ opératoire est désinfecté et recouvert de champs stériles. L’équipe vérifie notamment le côté à opérer et le dossier avant de commencer.
Accès à la zone traitée
Pour une réparation endoscopique, le chirurgien réalise plusieurs petites incisions permettant d’introduire une caméra et des instruments autour du grand trochanter. Pour une réparation ouverte, une incision plus large permet d’accéder directement aux tendons. La voie d’abord dépend de la lésion et de l’exposition nécessaire.
Geste chirurgical principal
Le chirurgien examine la rupture, repère les tissus atteints et libère le tendon si nécessaire pour qu’il puisse revenir à son insertion sans tension excessive. La zone osseuse d’attache peut être préparée afin d’exposer une surface favorable à la cicatrisation. Des ancres sont ensuite placées dans le grand trochanter. Les fils qui y sont attachés sont passés dans le tendon, puis noués ou fixés selon la technique utilisée pour rapprocher le tendon de l’os. En cas de lésion étendue ou de tissus de qualité insuffisante, un renfort ou un geste complémentaire peut être discuté ; il n’est pas nécessaire dans toutes les réparations.
Contrôle du résultat
Le chirurgien vérifie que le tendon est réappliqué à son insertion, que la fixation tient et que la réparation reste cohérente lors des mouvements contrôlés de la hanche. Il veille aussi à préserver les structures voisines.
Fermeture et fin de l’intervention
Les incisions sont refermées et recouvertes d’un pansement. Une attelle peut être prescrite dans certaines situations, mais elle n’est pas systématique. Le patient est ensuite conduit en salle de réveil pour la surveillance après l’anesthésie.
La réparation doit ensuite être protégée pendant la période de cicatrisation : l’appui et les mouvements autorisés suivent les consignes personnalisées du chirurgien.
La durée opératoire et le mode d’hospitalisation varient selon l’étendue de la lésion, la technique et la situation médicale. Certaines équipes rapportent des interventions de l’ordre d’une à trois heures et une nuit d’hospitalisation possible, mais ces repères ne préjugent pas de l’organisation retenue pour chaque patient.
LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES POSSIBLES
La voie d’abord est choisie selon la taille et la localisation de la rupture, sa rétraction et la qualité des tendons. Les réparations endoscopiques et ouvertes utilisent le plus souvent des sutures et des ancres pour rattacher le tendon à l’os.
Le choix de la technique vise à obtenir une réparation adaptée à la lésion tout en permettant une rééducation protectrice. Les options complémentaires ne sont envisagées que si les constatations opératoires le justifient.
Réparation endoscopique
Une caméra et des instruments sont introduits par de petites incisions pour réparer le tendon. Cette approche limite la taille des incisions, mais elle n’est pas adaptée à toutes les ruptures, notamment lorsque l’accès direct ou une réparation plus étendue est nécessaire.
Réparation par voie ouverte
Une incision permet d’exposer directement le tendon et son insertion. Cette voie peut être retenue pour certaines ruptures importantes, rétractées ou complexes. Elle donne un accès direct, avec une incision plus grande et les contraintes habituelles d’une chirurgie ouverte.
Fixation par ancres et sutures
Les ancres sont implantées dans le grand trochanter et portent des fils qui servent à fixer le tendon contre l’os. Leur nombre et leur disposition dépendent de la taille de la rupture et du tissu disponible. Le choix du matériel est réalisé par le chirurgien selon le cas.
Renfort ou geste associé
Un renfort peut parfois être envisagé lorsque le tendon est fragile ou la rupture étendue. D’autres gestes peuvent être associés selon les constatations, mais ils ne sont pas systématiques. L’intérêt d’un renfort doit être mis en balance avec la complexité supplémentaire du geste.
La méthode retenue dépend de l’anatomie et de la lésion, et non d’une technique unique applicable à tous.

APRÈS L’INTERVENTION : LES PREMIÈRES ÉTAPES
Salle de réveil et douleur
La surveillance porte notamment sur le réveil après l’anesthésie, le confort et l’état général. Des médicaments contre la douleur sont proposés selon les prescriptions de l’équipe. La douleur peut évoluer dans les premiers jours : signalez toute douleur mal contrôlée au personnel soignant.
Appui, marche et attelle
L’appui peut être limité au début afin de protéger la réparation. Des béquilles sont souvent nécessaires ; une attelle peut être prescrite selon le geste. La quantité d’appui autorisée et les mouvements à éviter sont indiqués par le chirurgien et le physiothérapeute. Les protocoles varient selon la réparation et l’équipe médicale : certains prévoient une limitation de l’appui pendant plusieurs semaines.
Retour à domicile et surveillance
Le séjour peut être ambulatoire ou inclure une nuit, selon le geste, l’état de santé et la capacité à se mobiliser en sécurité. Gardez le pansement propre et suivez les consignes de soins reçues. Contactez l’équipe en cas de fièvre, d’écoulement important, de rougeur qui s’étend, de douleur qui s’aggrave nettement ou de symptôme inhabituel. Le premier contrôle permet de vérifier les suites et de préciser la progression.
RÉÉDUCATION ET RETOUR AUX ACTIVITÉS
Dans les premières semaines, la priorité est de protéger la fixation et de respecter les consignes d’appui et de mouvement. Selon la réparation, certains mouvements — notamment l’écartement actif de la jambe — peuvent être temporairement limités. Le calendrier est fixé par le chirurgien et le physiothérapeute.
La rééducation progresse ensuite par étapes : récupération contrôlée de la mobilité, activation musculaire, renforcement des muscles de la hanche et du tronc, équilibre et contrôle du bassin. Les exercices sont adaptés à la cicatrisation et à la réaction de la hanche.
La marche, les escaliers, la conduite et la reprise du travail dépendent des restrictions d’appui, de l’usage des béquilles, de la mobilité et des exigences de l’activité. Un poste sédentaire et un métier physique ne comportent pas les mêmes contraintes. La conduite est reprise lorsque les aides ne sont plus nécessaires, que les réflexes sont suffisants et que l’équipe médicale l’autorise.
La reprise sportive se fait progressivement après validation médicale, en tenant compte de la force, de la mobilité et du contrôle du mouvement. Les délais varient selon la réparation et les progrès : certains documents hospitaliers évoquent plusieurs mois avant le retour à des sports exigeants, sans que cela constitue un calendrier garanti.
La réparation cicatrise progressivement : le respect des étapes de rééducation fait partie du traitement.

RÉSULTATS ATTENDUS, LIMITES ET RISQUES
OBJECTIFS ET RÉSULTATS ATTENDUS
L’intervention cherche à rattacher le tendon à l’os, à réduire la gêne liée à la rupture et à améliorer la force et la stabilité de la hanche. Les résultats dépendent notamment de l’étendue de la lésion, de l’état du tendon et de la cicatrisation.
LIMITES
La réparation ne garantit pas la disparition de toute douleur ni le retour à la fonction antérieure. Une faiblesse, une raideur ou une gêne peuvent persister, particulièrement si la rupture est ancienne ou si le tendon est très rétracté ou altéré.
RISQUES ET COMPLICATIONS
Comme toute opération, elle comporte des risques, notamment infection, hématome, phlébite, problème de cicatrisation ou douleur persistante. La réparation peut ne pas cicatriser suffisamment, se détacher ou se rompre à nouveau ; une nouvelle intervention peut alors être discutée. Les complications neurologiques ou vasculaires sont possibles mais rares.
Le bénéfice attendu doit toujours être évalué au regard des limites de la réparation, des risques opératoires et des contraintes de la rééducation. Les risques de non-cicatrisation et de nouvelle chirurgie sont notamment décrits dans les informations hospitalières destinées aux patients.

UNE INTERVENTION ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Deux patients présentant une lésion qui semble similaire sur l’imagerie peuvent avoir des symptômes, une force et des besoins différents. Ils ne nécessitent donc pas forcément la même stratégie.
Le Dr Benoît Coulin prend en compte l’âge, l’anatomie, la qualité des tissus, l’importance et l’ancienneté de la lésion, le niveau d’activité, le métier, les lésions associées et les traitements déjà essayés. Les objectifs personnels — marcher plus confortablement, reprendre une activité ou retrouver une meilleure stabilité — participent aussi à la décision.
La voie d’abord, le geste de réparation, les consignes de protection et le programme de récupération sont définis en fonction de ces éléments. La discussion permet également de comparer les bénéfices attendus de la chirurgie avec la poursuite d’un traitement non chirurgical.
« Bouger c’est vivre, c’est la liberté. Il faut tout faire pour redonner de la vie, un patient après l’autre. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
Une réparation des tendons de la hanche est-elle adaptée à votre situation ?
Un examen clinique et l’analyse de l’imagerie permettent de préciser la lésion, d’évaluer les options et de discuter la technique la plus adaptée à vos objectifs.