Physiothérapie et rééducation
étape par étape.
La physiothérapie et la rééducation regroupent des exercices et des moyens thérapeutiques destinés à travailler la mobilité, la force, l’équilibre et les gestes utiles au quotidien. Elles peuvent faire partie de la prise en charge de nombreuses douleurs et blessures du genou ou de la hanche.
Le programme dépend du diagnostic, des symptômes et de la situation de chaque patient. Il s’inscrit dans une stratégie globale, définie avec les professionnels qui assurent le suivi.
COMPRENDRE LA CHIRURGIE DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR

QUAND LA PHYSIOTHÉRAPIE ET LA RÉÉDUCATION SONT-ELLES UTILES ?
La physiothérapie et la rééducation peuvent être envisagées lorsque des symptômes ou une perte de fonction rendent certains mouvements plus difficiles.
- Douleur ou raideur : Lorsque ces symptômes limitent les mouvements habituels.
- Perte de force ou de stabilité : Lorsque certaines activités deviennent difficiles à réaliser avec assurance.
- Après une blessure ou une intervention : Lorsque la récupération nécessite un accompagnement adapté au diagnostic et aux consignes médicales.
- Difficulté à reprendre les gestes habituels : Lorsque marcher, se relever ou accomplir une tâche quotidienne reste compliqué.
La pertinence de la rééducation dépend de la situation clinique et des besoins de la personne.
ÉVALUER AVANT DE COMMENCER LA PHYSIOTHÉRAPIE ET LA RÉÉDUCATION
DOULEUR ET GONFLEMENT
Le professionnel prend en compte la localisation, l’intensité et l’évolution des symptômes, ainsi que leur retentissement sur les activités.
MOBILITÉ
Les amplitudes utiles sont observées, ainsi que les raideurs ou les mouvements qui restent difficiles.
FORCE ET CONTRÔLE
L’évaluation porte sur la force, la stabilité, l’équilibre et la qualité du mouvement.
ACTIVITÉS ET OBJECTIFS
Les gestes limités et les activités importantes pour la personne sont identifiés pour comprendre ses priorités fonctionnelles.

COMMENT CONSTRUIRE UN PROGRAMME DE PHYSIOTHÉRAPIE ET DE RÉÉDUCATION ?
Le bilan fonctionnel aide à définir les capacités à travailler en priorité. Le programme est organisé selon la situation de la personne et les objectifs retenus.
Les étapes sont réévaluées au fil du suivi. Le programme peut évoluer selon les capacités observées et la tolérance aux séances.
DÉFINIR LES PRIORITÉS
Les difficultés observées sont hiérarchisées selon leur importance pour la fonction et les activités de la personne.
ADAPTER LE RYTHME
La fréquence des séances et le temps consacré au travail sont ajustés à la situation et à l’organisation du patient.
PLANIFIER LA PROGRESSION
Les étapes sont déterminées selon les capacités à retrouver. Le passage à une étape suivante s’appuie sur des critères fonctionnels, pas uniquement sur le temps écoulé.
RÉÉVALUER ET AJUSTER
Les progrès et la tolérance sont observés afin de modifier les objectifs ou le programme lorsque cela est nécessaire.
La progression s’appuie sur les capacités retrouvées et leur utilisation dans des situations concrètes.
LES COMPOSANTES DE LA PHYSIOTHÉRAPIE ET DE LA RÉÉDUCATION
Le contenu dépend des besoins identifiés. Il peut associer plusieurs formes de travail, sans suivre un modèle identique pour tous.
MOBILITÉ ET SOUPLESSE
Les mouvements accompagnent le travail des amplitudes utiles et de la souplesse. Ils peuvent concerner, par exemple, la flexion ou l’extension du genou, selon la situation.
RENFORCEMENT MUSCULAIRE
Le renforcement vise les groupes musculaires utiles au mouvement. Les exercices peuvent être réalisés avec le poids du corps ou une résistance adaptée.
ÉQUILIBRE ET CONTRÔLE DU MOUVEMENT
Des exercices peuvent solliciter l’équilibre, la stabilité et la coordination, par exemple lors d’un transfert de poids ou d’un appui contrôlé.
RÉENTRAÎNEMENT FONCTIONNEL
Le travail peut intégrer des gestes comme se relever d’une chaise, marcher ou franchir une marche, selon les difficultés rencontrées.

PROGRESSER EN PHYSIOTHÉRAPIE ET EN RÉÉDUCATION
La progression dépend des capacités observées et de la tolérance de la personne. Elle peut varier d’un patient à l’autre.
L’évolution se juge sur la qualité des mouvements et la fonction, plutôt que sur un calendrier fixe.
RETROUVER UNE BASE SÛRE
Le travail commence par les capacités de base et des mouvements réalisés de manière contrôlée, en tenant compte des symptômes.
AUGMENTER LES CONTRAINTES
Lorsque la situation le permet, les tâches peuvent devenir plus exigeantes ou davantage liées aux gestes fonctionnels.
SE RAPPROCHER DE L’OBJECTIF
Le travail se rapproche des activités visées, comme les déplacements habituels ou les tâches professionnelles. Le sport peut être abordé ponctuellement selon les objectifs et le suivi médical.
RETROUVER LES ACTIVITÉS AVEC LA PHYSIOTHÉRAPIE ET LA RÉÉDUCATION
Le programme vise à rendre les exercices compris et réalisables de façon autonome, selon les consignes données par le physiothérapeute.
Les déplacements, la marche ou les escaliers peuvent être repris en fonction des capacités et de la situation de chacun. L’objectif est de retrouver une utilisation pratique du mouvement dans la vie quotidienne.
Le retour au travail dépend des tâches à accomplir et de la gêne ressentie. Les adaptations nécessaires sont à discuter avec les professionnels qui suivent le patient.
L’activité physique ou le sport peut être réintroduit selon la progression, le diagnostic et les consignes médicales. Cette reprise ne constitue qu’un aspect du retour aux activités.
Les progrès prennent leur sens lorsqu’ils facilitent les gestes qui comptent dans votre quotidien.

PHYSIOTHÉRAPIE ET RÉÉDUCATION : BÉNÉFICES, LIMITES ET SIGNAUX D’ALERTE
Les infiltrations de corticoïdes visent à soulager certains symptômes. Leur effet varie d’une personne à l’autre et doit être évalué avec le patient.
Le soulagement recherché doit être mis en balance avec sa durée possible, les limites du traitement et les risques propres à chaque patient.
OBJECTIFS ET RÉSULTATS ATTENDUS
La rééducation vise à améliorer les capacités de mouvement et de fonction. Les effets varient selon les personnes et leur situation.
Limites
La progression dépend notamment de la pathologie, des lésions, de la régularité du suivi, de l’état général et de la tolérance. La rééducation ne corrige pas toutes les causes possibles de douleur ou de limitation.
EFFETS INDÉSIRABLES ET RISQUES
Une douleur qui augmente durablement, un gonflement inhabituel, une perte de fonction, un blocage ou une sensation d’instabilité doivent être signalés au professionnel qui suit le patient. Un traumatisme récent, avec blocage, déformation, gonflement important ou difficulté à marcher justifie une évaluation rapide par un professionnel de santé.

UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Deux personnes présentant la même pathologie ne progressent pas nécessairement de la même manière. Leurs besoins et leurs capacités fonctionnelles peuvent différer.
Le programme peut tenir compte de l’âge fonctionnel, de l’état général, du niveau initial, des contraintes professionnelles, des activités et des objectifs personnels.
Lorsque cela est nécessaire, la rééducation est coordonnée avec le diagnostic médical et les autres traitements, afin que les différentes étapes de la prise en charge restent cohérentes.
« La rééducation se construit autour des capacités et des objectifs de chaque patient. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
Vous souhaitez faire le point sur votre rééducation ?
Une évaluation personnalisée permet de définir un accompagnement cohérent avec votre situation, vos capacités et vos objectifs.