tendinopathie DU petiT OU moyen fessier

Une douleur sur le côté de la hanche ne signifie pas toujours qu’une opération est nécessaire. La prise en charge de la tendinopathie du petit ou moyen fessier dépend des symptômes, de l’état des tendons et des activités de chaque patient.

La tendinopathie du petit ou moyen fessier correspond à une atteinte des tendons de muscles qui contribuent à stabiliser le bassin et à écarter la jambe. Elle provoque souvent une douleur sur le côté de la hanche, parfois ressentie dans la fesse ou le haut de la cuisse.

La gêne peut apparaître progressivement, notamment lorsque les contraintes exercées sur les tendons augmentent. La prise en charge vise d’abord à identifier ce qui entretient la douleur, puis à adapter les activités et à renforcer progressivement la hanche.

COMPRENDRE LA TENDINOPATHIE DU PETIT OU MOYEN FESSIER

Tendinopathie du petit ou moyen fessier avec douleur sur le côté de la hanche.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES

La tendinopathie du petit ou moyen fessier provoque le plus souvent une douleur sur le côté de la hanche, près du grand trochanter. Elle peut irradier vers le haut de la cuisse et s’accentuer lors de certains mouvements ou positions.

 

  • Douleur sur le côté de la hanche : la zone située au-dessus du grand trochanter peut être sensible au toucher ou lorsque l’on s’appuie dessus.
  • Gêne pendant la marche : la douleur peut augmenter lors de longues marches, en montée, dans les escaliers ou après une augmentation de l’activité.
  • Douleur en position couchée : dormir sur le côté douloureux ou garder les jambes rapprochées peut comprimer les tendons et réveiller la gêne.
  • Difficulté à écarter la jambe : certains mouvements contre résistance, comme l’écartement de la jambe, peuvent devenir douloureux ou sembler moins forts.

 

La douleur peut être progressive et varier selon les activités. D’autres causes, comme une atteinte de l’articulation ou une douleur provenant du dos, peuvent produire des symptômes proches : l’examen permet de les distinguer.

 

→ Comprendre les examens utiles en cas de douleur de hanche

POURQUOI LA TENDINOPATHIE DU PETIT OU MOYEN FESSIER APPARAÎT-ELLE ?

La tendinopathie peut apparaître lorsque les tendons sont soumis à des contraintes supérieures à leur capacité d’adaptation. Une augmentation rapide de l’activité ou une compression répétée sur le côté de la hanche peut favoriser l’apparition des symptômes.

AUGMENTATION DES ACTIVITÉS

Une hausse soudaine du volume de marche, des randonnées en côte, des escaliers ou d’une activité sportive peut solliciter davantage les tendons. Le changement de charge peut être plus important que l’activité elle-même.

POSITIONS QUI COMPRIMENT LES TENDONS

Rester longtemps debout avec le poids porté sur une seule jambe, croiser les jambes ou dormir sur le côté douloureux peut augmenter la pression exercée sur les tendons au niveau du grand trochanter.

 

FORCE OU CONTRÔLE MUSCULAIRE INSUFFISANTS

Une diminution de la force ou du contrôle des muscles de la hanche peut modifier la manière dont les contraintes sont réparties pendant la marche et les activités quotidiennes. Ce facteur s’évalue au cas par cas.

ÉVOLUTION PROGRESSIVE DU TENDON

Les tendons peuvent devenir plus sensibles au fil du temps, parfois sans événement déclencheur unique. Une tendinopathie peut aussi coexister avec une irritation de la bourse voisine, sans que celle-ci soit nécessairement la cause principale de la douleur.

Tendinopathie du petit ou moyen fessier – consultation et examen clinique

POSER LE BON DIAGNOSTIC

Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes et l’examen de la hanche. Une imagerie peut être proposée si les symptômes persistent, si le diagnostic reste incertain ou si une lésion plus importante est suspectée.

 

01 – L’EXAMEN CLINIQUE
La localisation de la douleur, la sensibilité sur le côté de la hanche, la marche et la force des muscles fessiers sont évaluées. Certains mouvements, comme l’écartement de la jambe contre résistance, peuvent aider à reproduire la douleur.

 

02 – LES RADIOGRAPHIES
Les radiographies peuvent aider à examiner les os et l’articulation de la hanche et à rechercher une autre cause possible aux symptômes. Elles ne montrent pas directement l’état des tendons fessiers.

 

03 – L’ÉCHOGRAPHIE OU L’IRM
Une échographie ou une IRM peut être demandée pour examiner les tendons, préciser l’existence d’une tendinopathie ou d’une déchirure et évaluer les structures voisines. Le choix de l’examen dépend de la situation clinique.

 

Une anomalie visible à l’imagerie doit toujours être interprétée avec les symptômes et l’examen clinique.

 

 

SOULAGER LA TENDINOPATHIE SANS CHIRURGIE

La prise en charge de la tendinopathie du petit ou moyen fessier commence le plus souvent par des mesures non chirurgicales. Elles visent à calmer la douleur, limiter les contraintes irritantes et reconstruire progressivement la capacité du tendon à supporter les activités.

Une réduction temporaire des activités qui aggravent la douleur peut aider à diminuer la sollicitation du tendon. L’objectif est d’ajuster l’effort sans arrêter systématiquement tout mouvement.

La physiothérapie aide à repérer les mouvements et les positions qui réveillent la douleur, puis à les adapter. Le programme comprend des exercices progressifs pour renforcer les muscles de la hanche et améliorer la stabilité du bassin, en tenant compte des capacités de chaque patient.

Des traitements contre la douleur peuvent être discutés selon l’état de santé, les traitements habituels et les éventuelles contre-indications. Une infiltration peut parfois être envisagée après évaluation, mais son indication et ses effets attendus doivent être discutés au cas par cas.

 

Le suivi permet d’évaluer l’évolution de la douleur, la force et la tolérance aux activités. Si la gêne persiste malgré une prise en charge adaptée, le diagnostic et les options thérapeutiques peuvent être réévalués.

→ En savoir plus sur la prise en charge des douleurs de hanche

Le renforcement progressif et l’adaptation des contraintes constituent souvent les premières étapes de la prise en charge. Les exercices et leur progression doivent être définis selon la situation de chaque patient.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?

La chirurgie n’est envisagée que dans certaines situations, notamment lorsqu’une déchirure importante du tendon est confirmée et que la douleur ou la perte de fonction reste importante malgré une prise en charge non chirurgicale adaptée. La décision tient compte de l’examen, de l’imagerie et de la gêne au quotidien.

RÉPARER LE TENDON

Lorsqu’une déchirure importante du tendon fessier est responsable des symptômes, une réparation chirurgicale peut être discutée. Elle vise à rattacher le tendon à son insertion sur le grand trochanter.

CHOISIR LA TECHNIQUE ADAPTÉE

Selon la localisation et l’étendue de la déchirure, la réparation peut être réalisée par arthroscopie ou par une intervention ouverte. La technique est choisie en fonction de l’état du tendon et de la situation de chaque patient.

 

ORGANISER LA RÉÉDUCATION APRÈS L’INTERVENTION

Après une réparation tendineuse, l’appui et les mouvements de la hanche sont repris progressivement selon les consignes du chirurgien. La physiothérapie accompagne ensuite la récupération de la mobilité et de la force.

 

CONTINUER À BOUGER AVEC UNE tendinopathie DU petiT OU moyen fessier

Une tendinopathie du petit ou moyen fessier ne signifie pas qu’il faut arrêter toute activité. Il est souvent possible de rester actif en réduisant temporairement les gestes ou les positions qui déclenchent fortement la douleur.

 

La marche, le vélo ou les exercices de renforcement peuvent être adaptés à la tolérance de la hanche. Les mouvements sont repris progressivement, avec une attention particulière aux réactions de la douleur pendant l’effort et dans les heures qui suivent.

 

Après une intervention, si elle est nécessaire, la reprise de l’appui et des exercices suit un programme adapté au geste réalisé et à la récupération de chaque patient.

La progression dépend de la tolérance de la hanche et de la qualité du mouvement, pas d’un calendrier identique pour tous.

 

UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT

Une douleur sur le côté de la hanche peut avoir plusieurs origines. La consultation permet de mettre en relation la localisation de la douleur, les activités qui la déclenchent, l’examen clinique et, si nécessaire, les résultats de l’imagerie.

 

La prise en charge peut associer une adaptation des activités, des conseils pour diminuer la compression sur le tendon et une physiothérapie avec renforcement progressif. Le programme évolue selon la douleur et les objectifs du patient.

 

Si les symptômes persistent ou si une déchirure est suspectée, des examens complémentaires et d’autres options thérapeutiques peuvent être discutés. La chirurgie concerne des situations sélectionnées, après évaluation de l’état du tendon et de l’impact de la douleur au quotidien.

 

« Retrouver progressivement une hanche plus confortable en adaptant les contraintes et en renforçant les tendons selon leur tolérance. »

QUESTIONS FRÉQUENTES

Il s’agit d’une atteinte d’un ou des deux tendons fessiers qui s’attachent sur le côté de la hanche. Elle peut provoquer une douleur autour du grand trochanter et gêner certaines activités.
La douleur est souvent située sur le côté de la hanche et peut s’étendre vers le haut de la cuisse. Elle peut s’accentuer à la marche, dans les escaliers ou en position couchée sur le côté douloureux.
Cette position peut exercer une pression sur les tendons et les tissus situés sur le côté de la hanche. Dormir sur l’autre côté ou ajuster la position des jambes peut parfois réduire cette compression.
Les deux problèmes peuvent coexister, mais ils ne désignent pas la même structure. La tendinopathie concerne un tendon ; la bursite concerne une
petite bourse située à proximité.
Le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique. Une échographie ou une IRM peut être proposée si nécessaire pour examiner les tendons et rechercher une lésion.
Dans de nombreux cas, une adaptation des activités et une physiothérapie avec renforcement progressif sont d’abord proposées. Le programme dépend de la douleur, de l’examen et de l’état du tendon.
Pas nécessairement. Les activités qui aggravent fortement la douleur peuvent être réduites ou adaptées temporairement. La reprise et la progression des exercices doivent tenir compte de la tolérance de la hanche.
Elle peut être discutée si les symptômes restent très gênants malgré une prise en charge adaptée ou si une déchirure importante est confirmée. La décision dépend notamment de l’état du tendon et des objectifs du patient.

VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?

Un examen clinique associé à une imagerie adaptée permet de préciser l’origine des symptômes et d’identifier les traitements les plus appropriés.