Fracture du radius et du cubitus
Une fracture du radius et du cubitus concerne les deux os de l’avant-bras. Chez l’adulte, lorsqu’ils sont déplacés ou instables, une intervention peut être proposée pour les réaligner et les maintenir en bonne position pendant la consolidation.
La décision dépend du type de fracture, de son déplacement, de l’état des tissus autour de l’os et des besoins de la personne. L’examen clinique et les radiographies permettent de définir la prise en charge. Les fractures de l’enfant suivent des principes spécifiques.
COMPRENDRE LA FRACTURE du trochiter

QUAND ENVISAGER UNE OPÉRATION POUR UNE FRACTURE DU RADIUS ET DU CUBITUS ?
La chirurgie est souvent envisagée chez l’adulte quand les deux os sont cassés et que leur alignement ne peut pas être maintenu de façon satisfaisante. La situation est évaluée au cas par cas.
- Fracture déplacée : Les fragments ne sont plus suffisamment alignés.
- Fracture instable : La position risque de se perdre malgré l’immobilisation.
- Fracture ouverte : La peau est lésée et l’os peut être exposé au risque infectieux.
- Atteinte associée : Une lésion des tissus, des nerfs, des vaisseaux ou d’une articulation voisine peut influencer le traitement.
Toutes les fractures des deux os ne conduisent pas automatiquement à la même opération. Le choix dépend de l’examen, des radiographies et, parfois, d’autres examens d’imagerie.
TRAITEMENT NON CHIRURGICAL
Lorsque la fracture du trochiter est peu déplacée et stable, elle peut souvent être traitée sans opération. La prise en charge protège l’épaule au début, vérifie la position du fragment et introduit progressivement les mouvements pour limiter la raideur.
IMMOBILISATION DE CONFORT
Une écharpe soutient le bras et peut aider à soulager la douleur. Sa durée dépend de l’évolution de la fracture et des consignes médicales.
CONTRÔLES DE LA FRACTURE
Des consultations et des examens d’imagerie vérifient que le fragment reste bien positionné et que la consolidation progresse.
MOBILISATION PROGRESSIVE
Les mouvements de la main, du poignet et du coude sont repris selon les consignes. La mobilisation de l’épaule commence progressivement, au moment jugé adapté.
PHYSIOTHÉRAPIE
La rééducation accompagne le retour de la mobilité et de la fonction de l’épaule, en respectant la consolidation et la douleur.

COMMENT SE DÉROULE L’INTERVENTION ?
L’intervention la plus courante chez l’adulte consiste à réduire les fractures puis à fixer le radius et le cubitus avec des plaques et des vis. La technique est adaptée à la fracture et à l’état des tissus.
Installation et anesthésie
La personne est généralement installée sur le dos, le bras posé sur une table adaptée. L’intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale, parfois associée à une anesthésie régionale selon l’évaluation de l’anesthésiste. Le bras est désinfecté et drapé de manière stérile.
Accès à la zone fracturée
Le chirurgien réalise des incisions adaptées à la localisation des fractures. Le radius et le cubitus sont généralement abordés séparément afin de réduire chacun avec précision et de limiter les risques pour les tissus voisins.
Réduction et fixation de la fracture
Les fragments sont remis en position en restaurant la longueur, l’axe et la rotation des deux os. Des plaques métalliques sont ensuite fixées à l’os à l’aide de vis. Le choix de la plaque et de la méthode de fixation dépend du tracé de fracture : certaines fractures obliques peuvent aussi nécessiter une vis complémentaire. En cas de fracture ouverte ou de tissus très abîmés, une stratégie différente peut être nécessaire, parfois en plusieurs temps.
Contrôle du résultat
Le chirurgien vérifie l’alignement et la position du matériel à l’aide d’images radiologiques peropératoires. Il contrôle également la rotation de l’avant-bras et la stabilité des articulations voisines selon les lésions.
Fermeture et fin de l’intervention
Les incisions sont refermées et recouvertes d’un pansement. Une attelle temporaire peut protéger le bras, notamment si les tissus sont gonflés. La personne est ensuite surveillée en salle de réveil.
Le but est de stabiliser les deux os tout en préservant la rotation de l’avant-bras.
La durée de l’intervention varie selon la complexité de la fracture et les lésions associées. Le type d’anesthésie et la durée d’hospitalisation sont déterminés par l’équipe médicale.
QUELLE TECHNIQUE CHIRURGICALE POUR UNE FRACTURE DU RADIUS ET DU CUBITUS ?
La fixation par plaques et vis est fréquemment utilisée chez l’adulte pour les fractures diaphysaires déplacées des deux os. Elle permet de stabiliser les fragments après leur réduction.
Le choix dépend notamment du nombre de fragments, de la forme de la fracture, de la qualité des tissus et de la possibilité d’obtenir une fixation stable.
Plaques et vis
Les plaques sont fixées sur la surface des os. Elles maintiennent la réduction pendant la consolidation et sont adaptées à de nombreuses fractures déplacées chez l’adulte.
Vis complémentaire
Pour certains tracés obliques, une vis peut contribuer à comprimer les fragments. Son utilisation dépend de la forme de la fracture et de la stratégie de fixation.
Fixation temporaire ou en plusieurs étapes
Lorsque les tissus sont très gonflés ou abîmés, une stabilisation temporaire peut être envisagée avant la fixation définitive. Le choix dépend de l’état de la peau et des autres lésions.
Clou ou fixateur externe
Dans certaines situations particulières, un clou intramédullaire ou un fixateur externe peut être discuté. Ces options ne conviennent pas à toutes les fractures et dépendent notamment de la forme de la fracture et de l’état des tissus.
La technique retenue vise une fixation adaptée à la fracture et aux besoins fonctionnels de la personne.

APRÈS L’INTERVENTION : LES PREMIÈRES ÉTAPES
Après l’opération, l’équipe surveille la douleur, le pansement, le gonflement et la sensibilité des doigts. La main peut rester gonflée quelque temps ; les consignes de surélévation et de mobilisation des doigts sont données individuellement.
La durée d’hospitalisation dépend de l’intervention, des autres blessures éventuelles et de l’état général. Certaines personnes peuvent rentrer rapidement, tandis que d’autres nécessitent une surveillance plus longue.
Salle de réveil et douleur
La douleur est évaluée et traitée selon les prescriptions. L’équipe contrôle aussi la circulation et la sensibilité de la main.
Mobilité et protection du bras
Une attelle peut être utilisée temporairement. Les doigts, le coude et l’épaule peuvent être mobilisés selon les consignes du chirurgien ; les mouvements de l’avant-bras et du poignet sont repris selon la stabilité de la fixation.
Retour à domicile et surveillance
Le pansement et la cicatrice sont surveillés selon les instructions reçues. Un suivi clinique et radiologique est organisé. Une douleur qui augmente fortement, des doigts froids ou pâles, un engourdissement nouveau ou un gonflement important doivent conduire à contacter rapidement l’équipe soignante.
RÉÉDUCATION APRÈS UNE FRACTURE DU RADIUS ET DU CUBITUS
Au début, la rééducation vise à limiter la raideur et à contrôler le gonflement. Les mouvements des doigts, du coude et de l’épaule sont encouragés lorsqu’ils sont autorisés.
La mobilisation du poignet et la rotation de l’avant-bras sont réintroduites progressivement selon la stabilité de la fixation et les signes de consolidation. Un physiothérapeute peut accompagner la récupération de la mobilité, de la force et des gestes fonctionnels.
La reprise des activités quotidiennes et du travail dépend du bras atteint, du type d’activité et de l’évolution. La conduite et le port de charges doivent attendre une mobilité et un contrôle suffisants, après validation médicale.
Le sport est repris par étapes, généralement après confirmation de la consolidation et récupération fonctionnelle suffisante. Les délais varient selon la fracture et la discipline pratiquée.
La progression doit respecter la consolidation osseuse et les consignes de l’équipe qui suit la fracture.


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Deux fractures du radius et du cubitus peuvent se ressembler sur une radiographie tout en nécessitant des stratégies différentes. Le déplacement, la forme des traits de fracture et l’état des tissus influencent le choix.
L’âge, l’état de santé, le bras dominant, les activités quotidiennes et les lésions associées sont également pris en compte. En cas de fracture ouverte ou d’atteinte des nerfs ou des vaisseaux, la prise en charge peut être urgente.
L’objectif est de choisir une solution adaptée à la fracture et au projet fonctionnel de la personne, puis de suivre la consolidation et la récupération au fil des consultations.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Votre fracture nécessite-t-elle une intervention ?
Un examen clinique et l’analyse des radiographies permettent de préciser le déplacement des os et de discuter le traitement adapté à votre situation.