DYSPLASIE DE LA HANCHE
La dysplasie de la hanche correspond à un développement particulier de l’articulation : la cavité du bassin, appelée acétabulum, ne recouvre pas suffisamment la tête du fémur. Cette configuration peut modifier la répartition des contraintes sur la hanche.
Certaines personnes ne ressentent aucune gêne. Chez d’autres, la dysplasie peut être associée à une douleur, à une sollicitation du labrum ou du cartilage, ou à une usure progressive. L’imagerie seule ne suffit pas à décider d’un traitement : les symptômes, l’examen clinique et les objectifs de la personne sont également pris en compte.
COMPRENDRE LA DYSPLASIE DE LA HANCHE
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L’acétabulum est la cavité du bassin qui reçoit la tête du fémur. Dans une dysplasie, sa forme ou son orientation peut réduire le recouvrement de la tête fémorale.
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Cette extrémité arrondie du fémur s’articule avec le bassin. Lorsque son recouvrement est insuffisant, les contraintes peuvent se répartir différemment dans l’articulation.
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Ce bourrelet fibrocartilagineux entoure le bord de l’acétabulum. Il participe à la stabilité de la hanche et peut être davantage sollicité dans certaines dysplasies.
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Le cartilage recouvre les surfaces articulaires. Il peut rester préservé ou présenter des signes d’usure selon la morphologie de la hanche et son évolution.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
La dysplasie de la hanche peut ne provoquer aucun symptôme. Lorsqu’une gêne apparaît, elle peut se manifester dans l’aine, sur le côté de la hanche ou dans la cuisse. Elle varie selon les personnes et les activités.
- Douleur à l’effort : gêne lors d’une marche prolongée, de la course ou de mouvements répétés.
- Inconfort dans l’aine : douleur parfois accentuée par certains mouvements de hanche.
- Fatigue ou gêne après l’activité : sensation qui apparaît ou augmente après un effort.
- Mobilité limitée : certains mouvements peuvent devenir difficiles ou inconfortables.
Ces symptômes peuvent aussi avoir une autre origine, comme un tendon, le dos ou une autre structure de la hanche. Un bilan permet d’en préciser la cause.
POURQUOI LA HANCHE EST-ELLE DYSPLASIQUE ?
La dysplasie correspond à une particularité du développement de la hanche. Elle peut être découverte pendant l’enfance ou plus tard, à l’âge adulte, parfois à l’occasion d’une douleur ou d’un examen d’imagerie.
DÉVELOPPEMENT DE L’ARTICULATION
L’acétabulum peut s’être développé avec une profondeur ou une orientation qui ne recouvre pas suffisamment la tête du fémur.
MORPHOLOGIE DE LA HANCHE
La forme de l’acétabulum et le degré de recouvrement de la tête fémorale varient d’une personne à l’autre. L’importance de la dysplasie doit être évaluée sur les examens.
SOLLICITATION DES STRUCTURES ARTICULAIRES
Une répartition différente des contraintes peut solliciter davantage le bord de l’acétabulum, le labrum ou le cartilage. Cela ne signifie pas que ces tissus sont nécessairement lésés.
ÉVOLUTION VARIABLE
Certaines dysplasies restent peu symptomatiques. D’autres peuvent favoriser une gêne persistante ou une usure plus précoce de l’articulation. L’évolution n’est pas identique pour tous.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
L’évaluation associe les symptômes, l’examen de la hanche et une imagerie adaptée. Elle permet de préciser la morphologie de l’articulation et de rechercher une éventuelle atteinte du labrum ou du cartilage.
01 – EXAMEN CLINIQUE
La localisation de la douleur, les activités qui la déclenchent, la mobilité et les mouvements gênants sont évalués. Les antécédents et les objectifs de la personne orientent également le bilan.
02 – RADIOGRAPHIES
Les radiographies du bassin et de la hanche permettent d’étudier la forme de l’acétabulum, le recouvrement de la tête fémorale et l’état général de l’articulation.
03 – EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Une IRM ou un scanner peut être demandé pour répondre à une question particulière, préciser l’anatomie ou évaluer le labrum et le cartilage.
L’imagerie ne décide pas seule du traitement : les symptômes et le fonctionnement de la hanche restent déterminants.
SOULAGER La hanche SANS CHIRURGIE
La prise en charge de la dysplasie de la hanche dépend de la gêne et de l’état de l’articulation. Les mesures non chirurgicales visent surtout à préserver la fonction et à améliorer le confort ; elles ne modifient pas la forme osseuse de la hanche.
ACTIVITÉ PHYSIQUE ET PHYSIOTHÉRAPIE
Des exercices adaptés peuvent entretenir la mobilité, renforcer les muscles qui soutiennent la hanche et améliorer le contrôle des mouvements. Le programme est choisi selon les capacités et les symptômes.
→ Découvrir les examens utiles en cas de douleur de hanche
ADAPTATION DU QUOTIDIEN
Ajuster certaines activités, éviter temporairement les gestes qui déclenchent nettement la douleur et alterner effort et récupération peut aider à gérer la gêne. L’objectif est de conserver une activité adaptée plutôt que d’imposer un repos prolongé.
TRAITEMENT DE LA DOULEUR
Des médicaments contre la douleur peuvent être discutés selon les symptômes, les antécédents et les contre-indications. Leur choix et leur durée doivent être déterminés avec un professionnel de santé.
SURVEILLANCE DE L’ARTICULATION
Lorsque les symptômes sont limités, une surveillance clinique et radiologique peut être proposée. Elle permet de suivre l’évolution et de réévaluer la prise en charge si la douleur ou la mobilité change.
Préserver le mouvement et améliorer le confort restent les premiers objectifs lorsqu’une prise en charge sans chirurgie est possible.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?
Une intervention peut être discutée lorsque les symptômes restent gênants malgré une prise en charge adaptée. Le choix dépend de l’âge, de la morphologie de la hanche, de l’état du cartilage et de l’éventuelle présence d’arthrose.
PRÉSERVER L’ARTICULATION : L’OSTÉOTOMIE PÉRI-ACÉTABULAIRE
Chez certains adultes dont le cartilage est suffisamment préservé, cette intervention vise à réorienter l’acétabulum pour améliorer le recouvrement de la tête fémorale. Elle nécessite une évaluation spécialisée de l’anatomie et de l’état de l’articulation.
CORRIGER LE FÉMUR DANS CERTAINES SITUATIONS
Une ostéotomie fémorale peut être discutée dans des cas sélectionnés, selon la forme de la hanche et la correction recherchée. Elle n’est pas nécessaire pour toutes les dysplasies.
REMPLACER : LA PROTHÈSE TOTALE DE HANCHE
Lorsque la dysplasie s’accompagne d’une arthrose avancée, une prothèse totale de hanche peut être envisagée. Cette option est discutée en fonction de la douleur, de la gêne et de l’état de l’articulation.
CONTINUER À BOUGER ET RÉCUPÉRER
Une dysplasie de la hanche n’impose pas systématiquement l’arrêt de toute activité. Les mouvements et les exercices sont adaptés à la gêne et à la mobilité.
La marche, le vélo ou les exercices de renforcement peuvent être envisagés s’ils sont bien tolérés. Le choix de l’activité dépend des symptômes et des objectifs de chacun.
Après une intervention, la reprise de la marche et des exercices se fait progressivement, selon le geste réalisé et les consignes de l’équipe médicale.
L’activité et la récupération suivent les capacités de la hanche et les étapes du traitement.
→ Douleur à l’aine ou à la hanche : comprendre les causes possibles


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
La présence d’une dysplasie à la radiographie ne suffit pas, à elle seule, à expliquer une douleur ou à indiquer une opération. La consultation met en regard les symptômes, l’examen clinique, l’imagerie et les projets de la personne.
La prise en charge peut aller de la surveillance et de l’adaptation des activités à une chirurgie de préservation articulaire ou, lorsque l’articulation est très usée, à une prothèse. Chaque option dépend de la situation médicale et de l’état de la hanche.
« Une hanche douloureuse doit être évaluée dans son ensemble, en tenant compte de la personne et de ses projets, pas uniquement de l’image. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?
Une évaluation clinique et des examens adaptés permettent de rechercher l’origine de la douleur et de discuter des options de prise en charge pour votre hanche.