FRACTURES DES BRANCHES PUBIENNES
Les branches pubiennes sont des parties osseuses situées à l’avant du bassin. Elles participent à la formation de l’anneau pelvien et rejoignent les autres os du bassin autour de la cavité de la hanche.
Une fracture peut toucher une ou plusieurs branches pubiennes. Chez les personnes âgées, elle survient fréquemment après une chute de sa propre hauteur, parfois sur un os fragilisé par l’ostéoporose. Chez une personne plus jeune, elle peut être liée à un traumatisme plus important.
La douleur se situe généralement à l’aine, au pubis ou dans le bassin. Elle est souvent majorée par la marche, les changements de position ou le fait de lever la jambe. Ces fractures sont souvent stables et traitées sans chirurgie, mais un examen médical et une imagerie sont nécessaires pour vérifier qu’il n’existe pas de lésion associée ou d’instabilité du bassin.
COMPRENDRE LES FRACTURES DES BRANCHES PUBIENNES

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
Les fractures des branches pubiennes provoquent le plus souvent une douleur à l’avant du bassin, dans l’aine ou au pubis. La gêne peut être modérée au repos, mais augmenter lors de la marche, des transferts ou des mouvements de la hanche.
- Douleur à l’aine ou au pubis : elle peut être ressentie à l’avant du bassin et parfois s’étendre vers la hanche ou le haut de la cuisse.
- Douleur à la marche ou à l’appui : se lever, marcher ou rester debout peut devenir difficile.
- Gêne lors des changements de position : s’asseoir, se relever, se retourner dans le lit ou lever la jambe peut réveiller la douleur.
- Diminution de la mobilité : la personne peut marcher plus lentement, avoir besoin d’une aide ou éviter certains mouvements.
Après une chute, une douleur du bassin qui empêche de marcher ou qui s’aggrave doit être évaluée rapidement. Il ne faut pas forcer l’appui si celui-ci est très douloureux.
POURQUOI UNE FRACTURE DES BRANCHES PUBIENNES SURVIENT-ELLE ?
Une fracture des branches pubiennes survient lorsque la contrainte exercée sur le bassin dépasse la résistance de l’os. Chez les personnes âgées, une chute de faible hauteur peut suffire, notamment en cas de fragilité osseuse. Chez une personne plus jeune, la fracture est plus souvent liée à un traumatisme important.
CHUTE DE SA PROPRE HAUTEUR
Une chute sur le côté ou vers l’avant peut transmettre une force au bassin. Ce mécanisme est fréquent chez les personnes âgées, même si la chute semble peu importante.
OSTÉOPOROSE ET FRAGILITÉ OSSEUSE
Une diminution de la densité osseuse rend les os du bassin plus vulnérables. Une fracture après un traumatisme modéré peut conduire à rechercher une ostéoporose et à discuter de mesures pour prévenir une nouvelle fracture.
TRAUMATISME IMPORTANT
Un accident de la route, une chute de hauteur ou un choc direct important peut provoquer une fracture plus complexe ou associée à d’autres lésions du bassin.
FACTEURS FAVORISANT LES CHUTES
Les troubles de l’équilibre, la faiblesse musculaire, les problèmes de vision, certains médicaments ou un environnement à risque peuvent augmenter le risque de chute et doivent être pris en compte dans la prévention.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
Le diagnostic repose sur les symptômes, l’examen clinique et l’imagerie. Des radiographies du bassin permettent souvent de repérer la fracture. Un scanner peut être demandé pour préciser son étendue, vérifier la stabilité de l’anneau pelvien ou rechercher une autre fracture.
01 – L’EXAMEN CLINIQUE
Le médecin précise les circonstances de la chute et la localisation de la douleur. Il évalue les mouvements de la hanche, la capacité à se lever et à prendre appui, ainsi que l’état général et les éventuelles lésions associées.
02 – LES RADIOGRAPHIES
Des radiographies du bassin et de la hanche peuvent confirmer la fracture et montrer son emplacement. Elles constituent souvent le premier examen d’imagerie.
03 – LE SCANNER ET LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Un scanner permet de mieux visualiser les fractures complexes ou peu visibles et de rechercher une atteinte de la partie postérieure du bassin. D’autres examens peuvent être proposés si les symptômes persistent malgré des radiographies qui ne montrent pas clairement la fracture.
Une fracture peu visible sur les premières radiographies reste possible : si la douleur persiste ou empêche l’appui, le médecin peut demander un examen complémentaire.
TRAITER LA FRACTURE ET SOULAGER LE BASSIN
La plupart des fractures isolées et stables des branches pubiennes sont traitées sans opération. La prise en charge vise à contrôler la douleur, à permettre une reprise progressive de la marche et à limiter les complications liées à l’immobilisation. Le traitement est ajusté selon la stabilité de la fracture, les symptômes et l’état général.
SOULAGER LA DOULEUR
Des antalgiques sont proposés pour faciliter le repos, les changements de position et la reprise de la mobilité. Le médecin tient compte de l’âge, des autres maladies et des traitements déjà pris pour choisir une option adaptée.
REPRENDRE L’APPUI PROGRESSIVEMENT
Lorsque la fracture est stable et que l’état médical le permet, la marche est reprise selon la tolérance à la douleur, souvent avec un déambulateur ou des béquilles au début. Une immobilisation prolongée est généralement évitée, car elle peut entraîner une perte de force et d’autonomie.
ORGANISER LA PHYSIOTHÉRAPIE
La physiothérapie aide à retrouver les transferts, la marche et les mouvements de la hanche. Les exercices sont adaptés à la douleur et progressent au rythme de la récupération.
VÉRIFIER LA CONSOLIDATION ET PRÉVENIR LES CHUTES
Le suivi clinique vérifie l’évolution de la douleur, la mobilité et la capacité à reprendre l’appui. En cas de fragilité osseuse ou de chute, le médecin peut aussi évaluer le risque de nouvelle fracture et discuter de mesures de prévention.
Le traitement privilégie généralement une mobilisation progressive lorsque la fracture est stable. Le niveau d’appui, les aides à la marche et la durée de la rééducation sont adaptés à chaque patient.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?
La chirurgie n’est généralement pas nécessaire pour une fracture isolée et stable des branches pubiennes. Elle peut toutefois être discutée si le bilan montre une instabilité du bassin, des lésions associées ou une douleur qui empêche durablement la mobilisation malgré une prise en charge adaptée.
SI LE BASSIN EST INSTABLE
Lorsque les examens montrent que la fracture s’inscrit dans une atteinte plus étendue de l’anneau pelvien, une stabilisation chirurgicale peut être envisagée. La décision dépend de la localisation des lésions, de leur déplacement et de leur effet sur la stabilité du bassin.
SI LA DOULEUR EMPÊCHE LA MOBILISATION
Une douleur persistante qui empêche de se lever ou de marcher malgré les traitements peut conduire à réévaluer la fracture et les lésions associées. Le spécialiste examine les options possibles en fonction de l’imagerie et de l’état général.
APRÈS ÉVALUATION DES RISQUES ET DES BÉNÉFICES
L’âge, les maladies associées, l’autonomie, la qualité osseuse et les risques liés à l’intervention sont pris en compte. La chirurgie est proposée uniquement si son bénéfice attendu justifie ses risques dans la situation du patient.
CONTINUER À BOUGER AVEC UNE ARTHROSE DU GENOU
La récupération dépend de la stabilité de la fracture, de la douleur, de la mobilité avant la chute et de l’état général. Pour une fracture stable, la reprise des mouvements et de la marche est progressive, avec l’aide de l’équipe soignante et du physiothérapeute si nécessaire.
01 – CHANGER DE POSITION SANS FORCER
Les transferts du lit au fauteuil sont repris en tenant compte de la douleur. Des gestes adaptés peuvent éviter les mouvements brusques du bassin.
02 – SE LEVER AVEC UNE AIDE
Le patient apprend à se lever et à s’asseoir en sécurité. Un déambulateur ou des béquilles peuvent être utilisés au début.
03 – REPRENDRE LA MARCHE PROGRESSIVEMENT
La distance et le niveau d’appui augmentent selon la tolérance et les recommandations médicales. Une douleur trop importante doit conduire à réévaluer l’effort.
04 – RETROUVER FORCE ET ÉQUILIBRE
Les exercices visent à préserver la force des jambes, l’équilibre et la confiance dans les déplacements, sans imposer de mouvements douloureux.
05 – ADAPTER LE QUOTIDIEN ET PRÉVENIR LES CHUTES
Les déplacements à domicile, les chaussures, les aides techniques et les facteurs de risque de chute peuvent être réévalués pour sécuriser la reprise des activités.
La récupération est progressive et dépend de la douleur, de la stabilité de la fracture et de la situation de chaque patient.


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Une fracture des branches pubiennes doit être évaluée dans son ensemble. Le spécialiste tient compte de la localisation et du déplacement de la fracture, de la stabilité du bassin, de la douleur, de la capacité à marcher et de l’état général du patient.
Lorsque la fracture est stable et isolée, la prise en charge repose le plus souvent sur le contrôle de la douleur, la reprise progressive de la marche et la physiothérapie. Une surveillance est organisée pour suivre l’évolution des symptômes et adapter l’aide nécessaire.
Chez les personnes âgées, une chute peut aussi révéler une fragilité osseuse ou un risque accru de nouvelles chutes. La prévention et l’adaptation du domicile peuvent donc faire partie du suivi.
« La prise en charge vise à soulager la douleur et à retrouver progressivement la mobilité, tout en vérifiant la stabilité du bassin. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOTRE FRACTURE ?
Une consultation permet d’évaluer la fracture, la stabilité du bassin, la douleur et votre capacité à marcher, afin de discuter du traitement et de la reprise de mobilité les plus adaptés.