Maladie d’Osgood-Schlatter
La maladie d’Osgood-Schlatter est une cause fréquente de douleur à l’avant du genou chez les adolescents en période de croissance. Elle se situe au niveau de la tubérosité tibiale antérieure, la petite bosse osseuse située juste sous la rotule.
La douleur apparaît souvent lors de la course, des sauts ou des changements de direction. Le diagnostic repose surtout sur l’examen clinique ; une prise en charge adaptée aide à ajuster les activités et à accompagner la reprise progressive.
COMPRENDRE L’ARTHROSE DU GENOU
-
C'est la zone située sur la face intérieure du genou et la plus fréquemment touchée par l'arthrose. Son usure peut provoquer une douleur interne et favoriser progressivement une déformation de la jambe.
-
Situé sur la face extérieure du genou, ce compartiment est moins fréquemment atteint. Son usure peut entraîner une douleur latérale et modifier progressivement l'axe de la jambe.
-
Cette articulation se situe entre la rotule et le fémur. Lorsqu'elle est touchée, la douleur apparaît souvent dans les escaliers, en position accroupie ou après être resté longtemps assis.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
La maladie d’Osgood-Schlatter provoque principalement une douleur précise sous la rotule, au niveau de la bosse osseuse située sur le haut du tibia. Elle touche généralement les adolescents actifs pendant leur croissance.
- Douleur sous la rotule : elle se situe au niveau de la tubérosité tibiale et augmente souvent quand on appuie sur cette zone.
- Douleur pendant l’effort : courir, sauter, donner des coups de pied ou s’agenouiller peut réveiller la gêne.
- Sensibilité ou gonflement local : la zone peut être sensible et parfois légèrement gonflée après une activité.
- Bosse plus visible : la tubérosité tibiale peut devenir plus saillante. Cette proéminence peut persister même lorsque la douleur s’atténue.
Les symptômes peuvent varier selon l’intensité et la fréquence des activités. Une douleur qui revient à chaque entraînement ou gêne la marche mérite un avis médical. Une douleur brutale après un choc, une impossibilité de prendre appui, un genou très gonflé ou une articulation rouge et chaude justifient une évaluation rapide.
Une douleur antérieure du genou peut avoir d’autres causes. En cas de douleur importante après un traumatisme, consultez les informations de SOS Genou Genève sur l’évaluation des douleurs et blessures du genou.
POURQUOI LA MALADIE D’OSGOOD-SCHLATTER APPARAÎT-ELLE ?
La maladie d’Osgood-Schlatter survient le plus souvent chez un adolescent en croissance qui pratique des activités sollicitant fréquemment le genou. Elle est liée aux tractions répétées du tendon rotulien sur la tubérosité tibiale, où se trouve encore une zone de croissance.
UNE ZONE ENCORE EN DÉVELOPPEMENT
Pendant la croissance, la tubérosité tibiale n’a pas encore achevé sa maturation osseuse. Les tractions exercées par le tendon rotulien peuvent irriter cette zone. La douleur apparaît généralement progressivement, sans qu’un accident unique soit nécessaire.
DES GESTES SPORTIFS RÉPÉTÉS
Les sports comprenant des courses, des sauts, des accélérations, des changements de direction ou des frappes répétées peuvent solliciter davantage le tendon rotulien. La fréquence des entraînements et la réaction du genou comptent également.
UNE DOULEUR À DISTINGUER D’AUTRES CAUSES
Une douleur sous la rotule n’est pas toujours liée à la maladie d’Osgood-Schlatter. D’autres atteintes du genou ou, plus rarement, une douleur provenant de la hanche peuvent nécessiter une évaluation différente. Le diagnostic doit donc tenir compte de l’âge, de la localisation de la douleur et des circonstances d’apparition.
La maladie d’Osgood-Schlatter se distingue notamment d’une douleur située à la pointe inférieure de la rotule, qui peut correspondre à une autre atteinte liée à la croissance.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
Le diagnostic repose principalement sur l’histoire de la douleur et l’examen du genou. L’imagerie n’est pas toujours nécessaire lorsque les symptômes et l’examen sont typiques. Une radiographie peut être demandée si le diagnostic est incertain ou si un traumatisme doit être exploré.
01 — LES CIRCONSTANCES ET L’INTERROGATOIRE
Le médecin précise où se situe la douleur, depuis quand elle est présente, quelles activités la déclenchent et si elle s’est installée progressivement ou après un choc. L’âge, la croissance et les activités sportives sont également pris en compte.
02 — L’EXAMEN CLINIQUE
Le genou est examiné pour repérer une douleur à la pression sur la tubérosité tibiale, une éventuelle proéminence ou un gonflement local. Le médecin observe aussi la marche et la mobilité et recherche d’autres causes possibles.
03 — LES RADIOGRAPHIES SI NÉCESSAIRE
Les radiographies ne sont pas systématiques. Elles peuvent aider lorsque les signes ne sont pas typiques, qu’un traumatisme est survenu ou qu’une autre atteinte osseuse doit être écartée.
04 — LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES SELON LES SIGNES
Une IRM ou un autre examen n’est généralement pas nécessaire pour une présentation classique. Il peut être discuté si les symptômes sont inhabituels, persistants ou si l’examen clinique évoque une autre lésion.
Le diagnostic associe l’histoire de la douleur et l’examen du genou : une image seule ne suffit pas à expliquer les symptômes.
SOULAGER LE GENOU ET ADAPTER LES ACTIVITÉS
La première étape consiste à réduire temporairement les activités qui déclenchent nettement la douleur, tout en conservant les mouvements bien tolérés. Une immobilisation complète du genou n’est généralement pas recommandée.
AJUSTER L’EFFORT
La course, les sauts ou les entraînements intensifs peuvent être diminués ou interrompus temporairement si la douleur augmente. La reprise dépend de la réaction du genou, pas seulement du calendrier sportif.
APAISER LA DOULEUR
Une période de récupération après l’effort et l’application de froid enveloppé dans un tissu peuvent être envisagées si elles soulagent. Un médicament contre la douleur doit être choisi avec un professionnel de santé, notamment pour un adolescent et selon ses antécédents.
GARDER UNE ACTIVITÉ TOLÉRÉE
Les activités qui ne réveillent pas ou peu la douleur peuvent parfois être maintenues. La physiothérapie peut aider à adapter la charge, travailler la souplesse et renforcer progressivement les muscles selon les besoins.
Si la douleur fait suite à un traumatisme important, empêche l’appui ou s’accompagne d’un gonflement marqué, demandez une évaluation rapide auprès de SOS Genou Genève.

UNE PRISE EN CHARGE CONSERVATRICE DANS LA GRANDE MAJORITÉ DES CAS
La maladie d’Osgood-Schlatter est généralement prise en charge sans chirurgie. Le traitement vise à limiter les poussées douloureuses tout en permettant à l’adolescent de conserver une activité compatible avec ses symptômes. La chirurgie est rarement nécessaire.
ADAPTER LES ACTIVITÉS
La course, les sauts ou les gestes qui réveillent la douleur peuvent être réduits temporairement. Les activités bien tolérées peuvent être maintenues. La reprise des efforts se fait progressivement, selon la réaction du genou.
ACCOMPAGNER LE GENOU PAR LA PHYSIOTHÉRAPIE
Lorsque cela est utile, la physiothérapie peut aider à entretenir la mobilité et à reprendre progressivement le renforcement. Les exercices sont adaptés à la douleur et aux activités de l’adolescent.
→ Découvrir la rééducation du genou
SOULAGER ET SUIVRE LES SYMPTÔMES
Une période de récupération après l’effort peut aider lorsque le genou est douloureux. Un traitement contre la douleur peut être discuté avec un professionnel de santé selon l’âge et la situation. Un suivi permet de réévaluer les symptômes et la reprise des activités.
→ Quand consulter pour une douleur au genou ?
LA CHIRURGIE : UNE OPTION RARE ET DISCUTÉE AU CAS PAR CAS
La chirurgie n’est pas le traitement habituel de la maladie d’Osgood-Schlatter chez l’adolescent en croissance. Elle peut être discutée exceptionnellement lorsque des douleurs persistent après la fin de la croissance et restent très gênantes malgré une prise en charge conservatrice adaptée.
Selon la situation, une intervention peut viser un fragment osseux ou une excroissance symptomatique au niveau de la tubérosité tibiale. La technique dépend de l’anatomie, de la maturité osseuse et de l’origine précise de la douleur. Une intervention pendant la croissance doit être considérée avec prudence.
La chirurgie vise à traiter une gêne persistante identifiée, sans garantir la disparition de tous les symptômes ni une reprise sportive à une date fixe. Les suites et les contraintes sont évaluées au cas par cas.
L’indication opératoire reste exceptionnelle et nécessite de confirmer la cause de la douleur.
Pour comprendre la place des interventions dans la prise en charge du genou, consultez la page sur la chirurgie du genou.


REPRENDRE PROGRESSIVEMENT LES ACTIVITÉS
La reprise dépend de la douleur, de la mobilité, de la force et de la tolérance aux gestes sportifs. Il n’existe pas de délai universel : la progression doit être ajustée à l’évolution de chaque adolescent.
01 — APAISER LA ZONE DOULOUREUSE
Les activités provoquant une douleur importante sont réduites temporairement. Le genou reste mobilisé dans les limites du confort.
02 — ENTRETENIR LA MOBILITÉ
La flexion et l’extension du genou sont maintenues sans forcer sur la zone sensible. Les exercices sont adaptés si certains mouvements déclenchent la douleur.
03 — RESTAURER LA FORCE
Un renforcement progressif des muscles de la cuisse et de la hanche peut être proposé selon l’examen et les besoins. La charge augmente seulement si le genou la tolère.
04 — REPRENDRE LES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
La marche, les escaliers et les activités habituelles sont reprises en observant la réaction du genou pendant l’effort et après celui-ci.
05 — RETOURNER AU SPORT PAR ÉTAPES
La reprise sportive commence par des efforts tolérés, puis progresse vers la course, les sauts et les gestes spécifiques au sport. Une douleur qui augmente nettement ou persiste après l’activité indique qu’il faut ajuster la charge.
Une stratégie adaptée à chaque patient
La maladie d’Osgood-Schlatter n’évolue pas de la même manière chez tous les adolescents. Le Dr Benoît Coulin tient compte de l’âge, du stade de croissance, de la localisation de la douleur, des activités sportives, de la gêne au quotidien et des résultats de l’examen clinique.
L’adaptation des activités peut réduire les sollicitations douloureuses, mais impose parfois une pause ou une modification temporaire de l’entraînement. La physiothérapie peut accompagner la reprise lorsqu’elle est indiquée, mais son contenu doit correspondre aux besoins du jeune patient.
La stratégie est réévaluée si les symptômes persistent, s’aggravent ou ne correspondent pas à l’évolution attendue. Le but est de soulager la gêne et de permettre une reprise progressive, sans imposer une opération lorsque celle-ci n’est pas indiquée.
« Comprendre la douleur, adapter l’effort et reprendre au rythme du genou. »

QUESTIONS FRÉQUENTES
La douleur sous le genou revient à chaque entraînement ?
Un examen clinique permet de vérifier si les symptômes correspondent à la maladie d’Osgood-Schlatter ou s’ils relèvent d’une autre cause. Une imagerie adaptée peut être proposée si les signes sont atypiques ou si un traumatisme est suspecté.