Arthrose de hanche - COXARTHROSE
La coxarthrose, ou arthrose de la hanche, correspond à une dégradation progressive de l’articulation entre le bassin et le fémur. Elle peut provoquer une douleur dans l’aine, une raideur et une gêne dans les activités quotidiennes.
La présence d’une usure sur une radiographie ne suffit pas à décider d’une opération. La prise en charge dépend de la douleur, de la mobilité, des activités et de l’évolution de la maladie. Les solutions non chirurgicales sont généralement étudiées en premier.
COMPRENDRE L’ARTHROSE DE LA HANCHE
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Le cartilage recouvre les surfaces de la tête du fémur et du cotyle. Il facilite le glissement de l’articulation et répartit les contraintes lors des mouvements.
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Cette extrémité arrondie du fémur s’articule avec le cotyle. Dans la coxarthrose, sa surface cartilagineuse peut devenir irrégulière et moins résistante.
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Le cotyle est la cavité du bassin qui reçoit la tête fémorale. L’espace articulaire entre les deux surfaces peut progressivement diminuer lorsque le cartilage s’use.
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L’usure peut s’accompagner de modifications de l’os sous-jacent et de remaniements autour de l’articulation. Leur importance ne correspond pas toujours à l’intensité de la douleur.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
La douleur liée à l’arthrose de la hanche apparaît souvent progressivement. Elle est fréquemment ressentie dans l’aine, mais peut aussi se manifester dans la fesse, sur le côté de la hanche ou descendre vers la cuisse, parfois jusqu’au genou.
- Douleur à l’effort : marche prolongée, station debout, escaliers ou certains mouvements.
- Raideur : gêne après une période assise ou au réveil.
- Mobilité réduite : difficulté à se chausser, entrer dans une voiture ou tourner la hanche.
- Boiterie : réduction progressive des distances de marche et, dans les formes avancées, douleurs parfois présentes au repos.
Ces symptômes peuvent aussi provenir d’un tendon, d’une bourse, du dos ou du genou. Un bilan permet d’en préciser l’origine.
POURQUOI LA HANCHE S’ABÎME-T-ELLE ?
La coxarthrose résulte de plusieurs facteurs. Le vieillissement peut contribuer aux changements du cartilage, mais l’arthrose de la hanche n’est pas une conséquence inévitable de l’âge.
ÂGE ET PRÉDISPOSITIONS
La structure des tissus, les antécédents familiaux et certains facteurs biologiques peuvent influencer la santé articulaire.
MORPHOLOGIE DE LA HANCHE
Une dysplasie, un conflit fémoro-acétabulaire ou une autre particularité de forme peut modifier la répartition des contraintes.
TRAUMATISME OU ATTEINTE ANCIENNE
Une fracture, une lésion articulaire ou une maladie antérieure de la hanche peut contribuer à une usure secondaire, parfois plusieurs années plus tard.
CONTRAINTES ET FACTEURS DE SANTÉ
Des sollicitations répétées, une surcharge pondérale ou une maladie de l’articulation peuvent participer à son évolution, sans expliquer isolément chaque cas.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
L’évaluation associe les symptômes, l’examen de la hanche et une imagerie adaptée.
01 – EXAMEN CLINIQUE
La douleur, la marche, la mobilité, la force et les mouvements déclencheurs sont analysés. Les antécédents et les objectifs du patient orientent également le bilan.
02 – RADIOGRAPHIES
Une radiographie du bassin et de la hanche permet d’observer l’espace articulaire et les modifications osseuses éventuelles.
03 – EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Une IRM ou un scanner peut être demandé lorsqu’une question particulière reste à éclaircir ou lorsqu’une autre cause de douleur est suspectée.
L’imagerie ne décide pas seule du traitement : la gêne ressentie et le fonctionnement de la hanche restent déterminants.
SOULAGER La hanche SANS CHIRURGIE
La prise en charge de l’arthrose de la hanche commence généralement par des mesures conservatrices choisies selon les symptômes et l’état de santé.
ACTIVITÉ PHYSIQUE ET PHYSIOTHÉRAPIE
Des exercices adaptés entretiennent la mobilité et renforcent les muscles qui soutiennent la hanche. Le vélo, la marche adaptée ou les exercices dans l’eau peuvent convenir selon les capacités.
ADAPTATION DU QUOTIDIEN
Fractionner les marches, alterner activité et récupération et adapter certains gestes peut améliorer le confort. Le repos complet et prolongé peut réduire la force et la mobilité.
MÉDICAMENTS CONTRE LA DOULEUR
Des antalgiques ou anti-inflammatoires peuvent être discutés selon les antécédents et les contre-indications. Leur choix et leur durée doivent être déterminés avec un professionnel de santé.
INFILTRATION DANS CERTAINES SITUATIONS
Une infiltration de corticoïde peut parfois procurer un soulagement de courte durée. Pour la hanche, le geste est généralement guidé par l’imagerie. Elle ne répare pas le cartilage.
Préserver le mouvement et améliorer le confort restent les premiers objectifs lorsqu’une prise en charge sans chirurgie est possible.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?
Lorsqu’une chirurgie est envisagée, la prise en charge repose sur le choix d’une prothèse totale adaptée, d’une voie d’abord appropriée et d’une planification personnalisée de l’intervention.
DOULEUR PERSISTANTE
La chirurgie peut être discutée lorsque la douleur reste importante malgré une prise en charge adaptée, avec des traitements antalgiques, une activité ajustée et une physiothérapie.
LIMITATION DES ACTIVITÉS
Une intervention peut être envisagée lorsque la coxarthrose limite durablement la marche, les escaliers, le sommeil, le travail ou les activités habituelles.
ÉCHEC DES TRAITEMENTS
La décision est discutée lorsque les solutions non chirurgicales ne permettent plus d’obtenir un soulagement suffisant et que l’imagerie confirme une atteinte compatible avec les symptômes.
CONTINUER À BOUGER ET RÉCUPÉRER
Une coxarthrose n’impose pas systématiquement l’arrêt de toute activité. Un mouvement adapté entretient la force, l’équilibre et la mobilité.
Le vélo à faible résistance, la natation ou les exercices de renforcement peuvent être proposés lorsqu’ils sont bien tolérés. Le choix dépend des symptômes et de la mobilité.
Une douleur croissante ou une gêne persistante après l’effort doit conduire à ajuster l’activité et à réévaluer la situation.
Après une prothèse, la marche est reprise progressivement avec accompagnement. La mobilité et l’endurance continuent d’évoluer pendant plusieurs semaines.
L’activité et la récupération suivent les capacités de la hanche et les étapes du traitement.
→ Sport et arthrose : adapter son activité et préserver le mouvement


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
Deux personnes ayant des radiographies comparables peuvent ressentir des symptômes très différents. La prise en charge tient compte de la douleur, de la mobilité, de l’état de santé, des habitudes de vie et des projets de chacun.
Le Dr Benoît Coulin privilégie une démarche progressive : préciser l’origine de la douleur, commencer par les solutions adaptées les moins invasives et réévaluer leur effet. Lorsque les symptômes deviennent invalidants malgré ces mesures, une intervention peut être discutée.
« Une hanche douloureuse doit être évaluée dans son ensemble, en tenant compte de la personne et de ses projets, pas uniquement de l’image. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?
Un examen clinique associé à une imagerie adaptée permet d’identifier l’origine des symptômes et de discuter des traitements les plus appropriés pour votre hanche.