« L’arthrose ne se résume pas à une image radiologique. Chaque genou, chaque douleur et chaque patient nécessitent une réponse différente. »

L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, correspond à une transformation progressive de l’articulation. Elle peut entraîner des douleurs, une raideur ou une diminution de la mobilité, mais elle ne conduit pas systématiquement à une opération.

L’objectif de la prise en charge est d’abord de comprendre l’origine des symptômes, puis de choisir les solutions permettant de préserver le mouvement et l’autonomie.

COMPRENDRE L’ARTHROSE DU GENOU

C’est la zone située sur la face intérieure du genou et la plus fréquemment touchée par l’arthrose. Son usure peut provoquer une douleur interne et favoriser progressivement une déformation de la jambe.

Situé sur la face extérieure du genou, ce compartiment est moins fréquemment atteint. Son usure peut entraîner une douleur latérale et modifier progressivement l’axe de la jambe.

Cette articulation se situe entre la rotule et le fémur. Lorsqu’elle est touchée, la douleur apparaît souvent dans les escaliers, en position accroupie ou après être resté longtemps assis.

 

Médecin expliquant l’arthrose du genou à l’aide d’une maquette anatomique

COMPRENDRE L’ARTHROSE DU GENOU

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES

Les symptômes de l’arthrose du genou apparaissent généralement de manière progressive. Au début, la douleur survient surtout pendant ou après l’effort. Elle peut ensuite devenir plus fréquente et limiter certains mouvements du quotidien.

 

  • Douleur à l’effort : La douleur apparaît principalement pendant la marche, dans les escaliers, en se relevant d’une chaise ou après une activité prolongée.
  • Raideur : Le genou peut sembler moins mobile après une période de repos ou au réveil. Quelques mouvements sont alors nécessaires pour retrouver plus de souplesse.
  • Gonflement : Un gonflement peut apparaître après un effort ou pendant une phase inflammatoire, avec parfois une sensation de tension dans l’articulation.
  • Perte de mobilité : Il peut devenir plus difficile de plier ou de tendre complètement le genou, de s’accroupir ou de marcher longtemps.

 

Ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’arthrose. Une lésion méniscale, un problème rotulien ou une autre pathologie peuvent provoquer des signes similaires. Un diagnostic précis permet d’identifier leur véritable origine.

 

Découvrir les signes précoces de l’arthrose

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES

Les symptômes de l’arthrose du genou apparaissent généralement de manière progressive. Au début, la douleur survient surtout pendant ou après l’effort. Elle peut ensuite devenir plus fréquente et limiter certains mouvements du quotidien.

  • Douleur à l’effort : La douleur apparaît principalement pendant la marche, dans les escaliers, en se relevant d’une chaise ou après une activité prolongée.
  • Raideur : Le genou peut sembler moins mobile après une période de repos ou au réveil. Quelques mouvements sont alors nécessaires pour retrouver plus de souplesse.
  • Gonflement : Un gonflement peut apparaître après un effort ou pendant une phase inflammatoire, avec parfois une sensation de tension dans l’articulation.
  • Perte de mobilité : Il peut devenir plus difficile de plier ou de tendre complètement le genou, de s’accroupir ou de marcher longtemps.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’arthrose. Une lésion méniscale, un problème rotulien ou une autre pathologie peuvent provoquer des signes similaires. Un diagnostic précis permet d’identifier leur véritable origine.

Découvrir les signes précoces de l’arthrose

POURQUOI L’ARTHROSE APPARAÎT-ELLE ?

L’arthrose du genou n’est pas uniquement liée à l’âge. Plusieurs facteurs peuvent fragiliser l’articulation, augmenter les contraintes exercées sur le cartilage ou favoriser une usure plus précoce.

Une fracture, une rupture ligamentaire ou une lésion méniscale peut modifier le fonctionnement du genou et favoriser une arthrose plusieurs années plus tard.

Une déviation de la jambe peut concentrer les contraintes sur une partie précise du genou et accélérer l’usure de ce compartiment.

Le surpoids, certaines activités professionnelles ou des sollicitations répétées augmentent les contraintes supportées par l’articulation.

Des muscles insuffisamment renforcés protègent moins efficacement le genou. Une activité adaptée aide au contraire à maintenir sa stabilité et sa mobilité.

Usure du cartilage provoquée par l’arthrose du genou
Examen clinique pour diagnostiquer une arthrose du genou

POSER LE BON DIAGNOSTIC

Le diagnostic de l’arthrose du genou ne repose pas uniquement sur une radiographie. Il prend également en compte la localisation de la douleur, la mobilité du genou, les activités devenues difficiles et les attentes du patient.

 

01 — L’EXAMEN CLINIQUE

La marche, l’axe de la jambe, la mobilité, la stabilité et les zones douloureuses sont analysés. Cet examen permet également de rechercher une autre origine possible à la douleur.

02 — LES RADIOGRAPHIES EN CHARGE

Réalisées lorsque le patient est debout, elles permettent d’observer l’espace articulaire, l’axe du membre inférieur et les éventuelles modifications osseuses.

03 — LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

L’IRM n’est pas systématique. Elle peut être indiquée lorsque les radiographies n’expliquent pas les symptômes ou lorsqu’une atteinte du ménisque, des ligaments, de l’os ou du cartilage doit être précisée.

 

Une image d’usure ne suffit pas, à elle seule, à déterminer le traitement. La gêne ressentie et son impact sur la vie quotidienne restent essentiels.

SOULAGER L’ARTHROSE SANS CHIRURGIE

La prise en charge de l’arthrose du genou est généralement progressive. Tant que la douleur et la mobilité peuvent être améliorées sans intervention, les traitements conservateurs sont privilégiés.

L’objectif est de soulager les symptômes, préserver la force musculaire et permettre au patient de rester actif le plus longtemps possible.

Le mouvement adapté fait partie du traitement. La physiothérapie permet de renforcer les muscles de la cuisse et de la hanche, d’entretenir la mobilité et d’améliorer la stabilité du genou.

Le vélo, la marche adaptée, la natation ou certains exercices de renforcement peuvent être proposés selon les capacités du patient.

 

Découvrir quelles activités pratiquer avec l’arthrose

L’alternance entre activité et récupération, l’adaptation de certains gestes et un chaussage approprié peuvent réduire les contraintes exercées sur le genou.

Lorsqu’un surpoids est présent, une diminution du poids peut également améliorer les symptômes. Le repos complet prolongé est rarement conseillé, car il favorise la perte musculaire et la raideur.

Des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires peuvent être utilisés pendant certaines périodes douloureuses, selon les antécédents et les éventuelles contre-indications.

Ils permettent de contrôler les symptômes, mais ne remplacent pas l’activité adaptée, le renforcement musculaire et la prise en charge des facteurs mécaniques.

Selon le stade de l’arthrose et le profil du patient, différentes infiltrations peuvent être discutées : acide hyaluronique, PRP, Arthrosamid® ou certaines approches orthobiologiques.

Ces traitements n’ont pas tous le même mécanisme ni les mêmes indications. Leur choix dépend de l’état de l’articulation, des traitements déjà essayés et des objectifs du patient.

 

Comparer les différentes infiltrations du genou

Préserver l’articulation naturelle reste prioritaire tant que les traitements conservateurs permettent de maintenir une qualité de vie satisfaisante.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?

La présence d’une usure visible à la radiographie ne suffit pas à décider d’une intervention. La chirurgie peut être envisagée lorsque la douleur reste importante malgré une prise en charge adaptée et qu’elle limite durablement la marche, le sommeil, le travail ou les activités quotidiennes.

Le choix de l’intervention dépend de la localisation de l’arthrose du genou, de son étendue, de l’axe de la jambe, de l’âge et du niveau d’activité du patient.

PRÉSERVER : L’OSTÉOTOMIE

L’ostéotomie permet de corriger l’axe de la jambe afin de déplacer les contraintes vers une partie mieux préservée du genou. Elle peut être proposée à certains patients actifs présentant une usure localisée et une déviation de l’axe. Son objectif est de conserver l’articulation naturelle et de retarder le recours à une prothèse.

 

Comprendre le rôle de l’ostéotomie

REMPLACER PARTIELLEMENT : LA PROTHÈSE UNICOMPARTIMENTALE

Lorsque l’usure est limitée à une seule partie du genou et que les autres structures sont suffisamment préservées, une prothèse partielle peut remplacer uniquement le compartiment endommagé. Cette intervention permet de conserver une grande partie du genou naturel. Elle repose sur des critères précis et ne convient pas à toutes les formes d’arthrose.

 

Découvrir la prothèse partielle du genou

REMPLACER : LA PROTHÈSE TOTALE

Lorsque plusieurs compartiments sont atteints, que la douleur devient invalidante et que les traitements conservateurs ne suffisent plus, une prothèse totale peut être envisagée. Elle permet de remplacer les surfaces articulaires dégradées afin de réduire la douleur et d’améliorer la fonction du genou.

 

 

Comprendre la prothèse totale du genou

CONTINUER À BOUGER AVEC UNE ARTHROSE DU GENOU

Dans la majorité des cas, il est possible et recommandé de conserver une activité physique malgré une arthrose du genou. Le mouvement aide à préserver la mobilité, la force musculaire, l’équilibre et la confiance dans l’articulation.

L’activité doit cependant être adaptée aux capacités du patient et à la réaction du genou. Le vélo, la natation, la marche sur terrain régulier et le renforcement musculaire sont souvent mieux tolérés que les activités comportant des impacts répétés.

 

Une gêne légère et temporaire après l’effort ne signifie pas nécessairement que l’articulation s’aggrave. En revanche, une douleur nettement plus importante, un gonflement ou une diminution durable de la mobilité doivent conduire à adapter l’intensité ou la durée de l’activité.

 

Le repos complet prolongé est rarement bénéfique, car il favorise la perte musculaire et la raideur. L’objectif est de trouver le bon équilibre entre mouvement, adaptation et récupération.

 

Bouger ne signifie pas ignorer la douleur, mais trouver une activité compatible avec les capacités de son genou.

 

Découvrir les activités recommandées en cas d’arthrose

QUESTIONS FRÉQUENTES

Les transformations de l’articulation liées à l’arthrose ne disparaissent généralement pas spontanément. En revanche, les douleurs, la raideur et les limitations peuvent être nettement réduites grâce à une prise en charge adaptée.
Non, pas systématiquement. Une activité physique adaptée aide à préserver la mobilité, la force musculaire et la stabilité du genou. Le vélo, la natation, la marche et le renforcement musculaire sont souvent bien tolérés.
La radiographie est un examen important, mais elle doit être interprétée avec les symptômes et l’examen clinique. L’importance de l’usure visible ne correspond pas toujours à l’intensité de la douleur ressentie.
L’arthrose peut provoquer une irritation de la membrane synoviale et une augmentation du liquide dans l’articulation. Le gonflement peut apparaître après un effort ou pendant une période plus inflammatoire.
Une infiltration peut réduire les symptômes et aider à conserver les activités pendant une durée variable. Chez certains patients, elle permet de retarder une intervention, mais elle ne reconstruit pas une articulation déjà très dégradée.
Le surpoids augmente les contraintes mécaniques exercées sur le genou. Lorsqu’elle est indiquée, une diminution du poids peut contribuer à réduire la douleur et à améliorer la mobilité.
Une prothèse peut être envisagée lorsque la douleur et la perte de mobilité deviennent importantes malgré une prise en charge conservatrice adaptée. La décision dépend surtout de la gêne et de son impact sur la qualité de vie.
Une consultation est recommandée lorsque la douleur persiste, revient régulièrement, limite les activités ou s’accompagne d’un gonflement et d’une perte de mobilité. Un diagnostic précoce permet de mettre en place une prise en charge adaptée.

UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT

l n’existe pas un traitement unique de l’arthrose du genou. Deux patients présentant des radiographies similaires peuvent ressentir des douleurs différentes et avoir des besoins, des activités ou des objectifs très éloignés.

Le Dr Benoît Coulin privilégie une prise en charge progressive fondée sur un diagnostic précis. Lorsque cela est possible, l’objectif est de préserver l’articulation naturelle grâce à l’activité adaptée, à la physiothérapie, aux infiltrations ou à une chirurgie conservatrice.

La prothèse est envisagée lorsque l’usure et les symptômes la rendent réellement nécessaire, après avoir évalué les solutions permettant de conserver le genou.

Chaque parcours est adapté à l’âge, au mode de vie, à l’activité professionnelle et aux projets du patient.

« Préserver le mouvement et l’articulation naturelle aussi longtemps que possible, puis intervenir lorsque cela devient réellement nécessaire. »

 

VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?

Un examen clinique associé à une imagerie adaptée permet de préciser l’origine des symptômes et d’identifier les traitements les plus appropriés.