Fracture de Lisfranc
La chirurgie de la fracture de lisfranc vise à réaligner et stabiliser les os du médio-pied lorsque la fracture est déplacée ou que les articulations sont instables. Selon les lésions, le chirurgien peut fixer les os ou proposer une fusion de certaines articulations.
L’opération n’est pas systématique. Son indication dépend de la gêne, de l’examen clinique, des lésions observées, des traitements déjà envisagés et des objectifs de la personne. Une image anormale ne suffit pas, à elle seule, à décider d’opérer.
COMPRENDRE LA CHIRURGIE DE LA FRACTURE DE LA MALLÉOLE MÉDIALE
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This bony surface is located on the inner side of the knee and receives part of the femur.
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Located on the outside, it can be touched alone or with the inner tray.
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Covered with cartilage, it allows movement between the femur and the tibia. A fracture can crack or depress it.
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The meniscus is located between the femur and the tibia. It can be injured during the same trauma.

QUAND ENVISAGER LA CHIRURGIE D’UNE FRACTURE DE LISFRANC ?
La chirurgie peut être proposée lorsque l’alignement ou la stabilité du médio-pied ne peut pas être suffisamment préservé sans intervention. La décision tient compte de la fracture, des ligaments, de l’examen clinique et des besoins de la personne.
Displaced fracture
Un déplacement des fragments peut compromettre l’alignement des articulations.Instabilité du médio-pied
Une instabilité liée à la fracture ou à une atteinte ligamentaire peut nécessiter une stabilisation.Désalignement articulaire
La perte d’alignement entre les os du tarse et les métatarsiens peut altérer la fonction du pied.Surfaces articulaires très abîmées
Dans certaines lésions complexes, une fusion de certaines articulations peut être discutée plutôt qu’une fixation visant à préserver chaque articulation.
Une fracture de lisfranc peu déplacée et stable peut parfois être prise en charge sans chirurgie. Le médecin met en balance les symptômes, l’examen, l’imagerie, les traitements envisagés, l’âge fonctionnel, le niveau d’activité et les objectifs personnels.
ÉVALUER LA FRACTURE de lisfranc ET LA STABILITÉ DE LA CHEVILLE
La préparation permet de confirmer la stratégie opératoire et d’organiser les premières semaines, pendant lesquelles l’appui peut être limité ou interdit.
Bilan préopératoire
L’équipe reprend les antécédents, les traitements et les examens du pied. Des examens complémentaires ou des analyses peuvent être demandés. La consultation d’anesthésie permet de discuter de l’anesthésie et de la prise en charge de la douleur.
Planification de l’intervention
Le choix entre fixation et arthrodèse dépend notamment du déplacement, du nombre d’os concernés et de l’état des surfaces articulaires. L’imagerie aide à planifier le geste et le matériel nécessaires.
Préparation physique et pratique
Il peut être utile d’organiser le domicile pour limiter les déplacements et de prévoir les aides nécessaires à la marche. Des béquilles peuvent être prescrites. La préparation musculaire se fait selon la douleur et les consignes médicales.
Examens complémentaires si nécessaire
L’équipe indique les consignes de jeûne, d’hygiène et d’arrivée à l’établissement. Ne cessez aucun médicament sans l’avis de l’équipe médicale et signalez tous vos traitements.

COMMENT SE DÉROULE LA CHIRURGIE DE LA FRACTURE DE LISFRANC ?
Le geste est adapté aux fractures et aux lésions ligamentaires. L’intervention se déroule généralement sous anesthésie générale, parfois associée à une anesthésie locorégionale. Sa durée et le mode d’hospitalisation varient selon la complexité de la lésion et la technique choisie.
Installation and anesthesia
Le patient est installé de façon à permettre l’accès au pied. Après l’anesthésie, l’équipe prépare la peau dans des conditions stériles et vérifie le côté opéré ainsi que le plan de traitement.
Accès à la zone traitée
Le chirurgien réalise une ou plusieurs incisions adaptées aux lésions. La voie d’abord dépend de la localisation des fractures, du déplacement et de l’état des tissus. Le chirurgien expose la zone nécessaire tout en protégeant les structures voisines.
Geste chirurgical principal
Les fragments déplacés sont réalignés. Le chirurgien rétablit la congruence des articulations du médio-pied et stabilise les lésions à l’aide de vis et, selon les cas, d’une plaque ou d’un autre dispositif de fixation. Lorsque les surfaces articulaires sont trop abîmées pour être préservées, une arthrodèse de certaines articulations peut être réalisée. La technique dépend de la fracture et des tissus observés.
result check
Le chirurgien contrôle l’alignement et la stabilité obtenus. Des images peropératoires peuvent aider à vérifier la position des fragments et du matériel. La fixation est contrôlée avant la fermeture.
Closure and end of the intervention
Les incisions sont refermées et protégées par un pansement. Une attelle ou une botte peut être mise en place selon la situation. Le patient est ensuite transféré en salle de réveil pour la surveillance postopératoire.
L’objectif est de restaurer l’alignement du médio-pied et de le stabiliser pendant la consolidation.
QUELLE TECHNIQUE POUR LA CHIRURGIE D’UNE FRACTURE DE LISFRANC ?
La fixation interne vise à remettre les fragments en position et à les maintenir pendant la consolidation. Elle peut convenir lorsque les surfaces articulaires sont préservables et que la stabilité peut être restaurée.
L’arthrodèse primaire consiste à fusionner certaines articulations. Elle peut être discutée lorsque les surfaces articulaires sont sévèrement abîmées ou que les fractures sont très comminutives. Les données comparant les options ne désignent pas une technique supérieure dans toutes les situations : le choix dépend du type de lésion.
Réduction et fixation interne
Les fragments sont réalignés puis stabilisés par des vis, parfois associées à une plaque. Cette option permet de préserver les articulations lorsque leur état le permet. Le résultat dépend de la réduction obtenue, de la stabilité et de la consolidation.
Arthrodèse primaire
Certaines articulations lésées sont fusionnées afin de stabiliser le médio-pied. Cette option peut être envisagée en cas de lésions articulaires importantes. Elle supprime le mouvement dans les articulations fusionnées et n’est donc pas adaptée à tous les profils.
Choix de la voie d’abord
La position et la taille des incisions sont adaptées aux zones à traiter et aux tissus. Le chirurgien choisit l’accès nécessaire pour obtenir une réduction satisfaisante, en tenant compte de l’état cutané et des lésions associées.
Matériel de fixation et contrôles
Le matériel est choisi selon la configuration des fractures et la technique retenue. Des contrôles peropératoires peuvent aider à vérifier l’alignement et la position des implants. La nécessité d’une éventuelle ablation du matériel se discute au cas par cas.
Le choix repose sur la possibilité de préserver les articulations, la stabilité recherchée et les caractéristiques de chaque fracture.

APRÈS LE TRAITEMENT : LES PREMIÈRES ÉTAPES
Après l’opération d’une fracture de lisfranc, l’équipe surveille le pied, la douleur et la cicatrice. Le protocole dépend de la fixation, de la qualité des tissus et des constatations opératoires.
Le retour à domicile peut être envisagé lorsque l’état général, la douleur et l’organisation des déplacements le permettent. Une hospitalisation plus longue peut être nécessaire selon la situation médicale ou sociale.
SURVEILLANCE ET DOULEUR
La surveillance porte notamment sur l’état général, le pied et le pansement. Des médicaments et parfois un bloc anesthésique contribuent au contrôle de la douleur. L’équipe précise les consignes pour la suite.
APPUI, MARCHE ET PROTECTION
Après une chirurgie de Lisfranc, l’appui est souvent interdit ou strictement limité pendant une période déterminée par le chirurgien. Des béquilles sont alors nécessaires. Une botte ou une attelle peut protéger le pied. Ne reprenez pas l’appui sans l’autorisation de l’équipe.
RETURN HOME AND MONITORING
Le pansement et la cicatrice sont surveillés selon les consignes reçues. Le premier contrôle permet d’évaluer la cicatrisation et la suite du protocole. Contactez l’équipe si la douleur ou le gonflement s’aggrave fortement, en cas de fièvre, de problème de plaie ou si le pied devient froid, pâle ou engourdi.
RETROUVER PROGRESSIVEMENT L’APPUI ET LA MOBILITÉ
Dans les premières semaines, les objectifs sont de protéger la fixation, de surveiller la cicatrice et de limiter le gonflement. La durée sans appui est fixée par le chirurgien selon la fracture et la consolidation observée.
La rééducation progresse ensuite selon les contrôles. Elle peut travailler la mobilité, la force et l’équilibre, en respectant les restrictions d’appui. Le programme est ajusté à l’évolution et aux éventuelles raideurs.
La marche et les activités quotidiennes sont reprises graduellement après autorisation de l’équipe médicale. La conduite dépend du pied opéré, du contrôle du véhicule et de la capacité à réagir en sécurité. La reprise du travail dépend des déplacements et des exigences physiques du poste.
Le sport est repris progressivement après validation médicale, selon la consolidation, la mobilité, la force et la tolérance à l’effort. Les activités comportant des sauts ou des changements de direction demandent une progression particulièrement prudente.
La reprise de l’appui et des activités suit l’évolution de la consolidation, sans calendrier identique pour tous.

EXPECTED RESULTS, LIMITATIONS AND RISKS
La décision opératoire pour une fracture de lisfranc met en balance les bénéfices attendus, les limites possibles et les risques propres à la lésion.
Objectives and expected results
La chirurgie vise à restaurer l’alignement et la stabilité du médio-pied, et à favoriser une récupération fonctionnelle. Elle ne garantit pas la disparition complète de la douleur ni le retour à toutes les activités antérieures.
Boundaries
La récupération dépend de la gravité de la fracture, de l’état des articulations et des tissus, de la consolidation et de la rééducation. Une raideur, une gêne à l’appui ou des douleurs persistantes peuvent survenir. Une arthrose post-traumatique peut également apparaître.
Risks and complications
Comme toute intervention, cette chirurgie comporte des risques, notamment infection, hématome, problème de cicatrisation, phlébite, raideur, douleur persistante ou atteinte nerveuse. Une absence de consolidation, un défaut de fixation ou une perte de correction peuvent parfois nécessiter une nouvelle prise en charge. Les risques particuliers sont discutés avec l’équipe.

A CARE APPROACH TAILORED TO EACH PATIENT
Deux personnes présentant une fracture de Lisfranc similaire sur les premières images ne nécessitent pas forcément la même intervention. L’état des articulations et la stabilité réelle du médio-pied orientent le choix.
Le Dr Benoît Coulin prend en compte l’âge fonctionnel, l’anatomie, la qualité des tissus, l’importance de la fracture, les lésions associées, le niveau d’activité, le métier, les traitements antérieurs et les objectifs personnels.
La technique, le moment de l’intervention et le programme de récupération sont définis en fonction de ces éléments et des examens. La stratégie peut être réévaluée à mesure que la situation est mieux caractérisée.
« Le traitement est choisi en fonction de la stabilité du médio-pied et des objectifs de chaque patient. »
FREQUENTLY ASKED QUESTIONS
Une chirurgie est-elle indiquée pour votre fracture de Lisfranc ?
Un examen clinique et l’analyse de l’imagerie permettent d’évaluer la stabilité du médio-pied et de discuter le traitement adapté à votre situation.