CHIRURGIE DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR (LCA)
La chirurgie du ligament croisé antérieur consiste le plus souvent à reconstruire le ligament rompu à l’aide d’un greffon tendineux. Réalisée généralement sous arthroscopie, elle vise à restaurer une stabilité fonctionnelle du genou, notamment lors des mouvements de pivot et des changements de direction.
L’indication dépend de l’instabilité ressentie, des résultats de l’examen clinique, des lésions associées, des activités que vous souhaitez reprendre et de l’évolution après une prise en charge non chirurgicale. Une rupture visible à l’imagerie ne suffit pas, à elle seule, à décider d’une opération.
UNDERSTANDING ANTERIOR CRUCIATE LIGAMENT SURGERY

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR ?
Une chirurgie du ligament croisé antérieur peut être discutée lorsque la rupture entraîne une instabilité qui gêne les activités quotidiennes ou empêche la reprise d’activités impliquant des pivots. La décision prend également en compte les lésions associées, le niveau d’activité et les objectifs du patient. L’opération n’est pas systématique après une rupture du LCA.
- Instabilité persistante du genou
Des épisodes répétés de dérobement malgré une physiothérapie adaptée peuvent conduire à discuter une reconstruction. - Reprise d’activités avec pivots
Une opération peut être envisagée si la personne souhaite reprendre des sports ou une activité professionnelle exigeant des changements de direction et une bonne stabilité du genou. - Associated lesions
Une atteinte méniscale ou cartilagineuse peut modifier la stratégie et le calendrier de prise en charge. L’imagerie doit être interprétée avec les symptômes et l’examen clinique. - Gêne fonctionnelle malgré la rééducation
Si le genou reste instable ou si les objectifs fonctionnels ne sont pas atteints après une prise en charge non chirurgicale, une chirurgie peut être discutée.
La chirurgie n’est pas automatiquement nécessaire après une rupture du LCA. Elle peut ne pas être indiquée si le genou est fonctionnellement stable et si les activités souhaitées sont compatibles avec une prise en charge conservatrice. Le choix dépend d’une évaluation individuelle.
→ Découvrir le ligament croisé antérieur et ses options de prise en charge
PREPARE FOR THE INTERVENTION
La préparation permet de confirmer le projet opératoire, d’organiser l’anesthésie et d’anticiper les premières étapes du retour à domicile. Une physiothérapie avant l’opération peut être proposée pour travailler la mobilité et l’activation musculaire.
PRE-OPERATIVE ASSESSMENT
Le chirurgien réévalue la mobilité et la stabilité du genou, examine les examens d’imagerie disponibles et recherche d’éventuelles lésions associées. Des analyses ou examens complémentaires peuvent être demandés selon votre état de santé. La consultation d’anesthésie permet de discuter des options possibles et de vos antécédents.
INTERVENTION PLANNING
Le choix du greffon et de sa fixation tient compte de votre anatomie, de vos activités, de la qualité des tissus et des éventuels gestes associés, notamment sur un ménisque. Le chirurgien vous explique les options retenues et leurs limites.
PHYSICAL PREPARATION AND PRACTICE
Lorsqu’elle est indiquée, la physiothérapie préopératoire vise notamment à récupérer une bonne extension du genou et à activer les muscles de la cuisse. Il est utile d’organiser le retour à domicile et de prévoir des béquilles si l’équipe les recommande. Les recommandations spécialisées préconisent une préparation adaptée à la mobilité et à l’activation musculaire du patient.
INSTRUCTIONS BEFORE THE OPERATION
L’équipe vous précisera les consignes de jeûne, d’hygiène et de préparation de la peau. Signalez vos traitements et compléments : ne les arrêtez pas sans avis médical. Si vous fumez, parlez-en avec l’équipe soignante, car le tabac peut nuire à la cicatrisation.

HOW DOES THE PROCEDURE WORK?
La chirurgie du ligament croisé antérieur est généralement réalisée sous arthroscopie. Le déroulement varie selon le greffon choisi, l’anatomie du genou et les lésions associées.
INSTALLATION AND ANESTHESIA
Le patient est installé sur le dos. Une anesthésie générale ou locorégionale peut être proposée, parfois en association, selon l’évaluation de l’anesthésiste et le contexte médical. L’équipe prépare et désinfecte la zone opératoire, puis vérifie l’identité, le côté à opérer et le plan de l’intervention.
ACCÈS À L’ARTICULATION
Le chirurgien introduit une caméra dans le genou par une petite incision et des instruments par d’autres incisions limitées. Cette arthroscopie permet d’examiner l’articulation et de vérifier l’état du ligament, des ménisques et du cartilage.
PRÉLÈVEMENT ET RECONSTRUCTION
Si une autogreffe est choisie, le chirurgien prélève le tendon prévu, par exemple au niveau des ischio-jambiers, du tendon rotulien ou du tendon du quadriceps, puis le prépare pour former le greffon. De petits tunnels osseux sont ensuite réalisés dans le tibia et le fémur. Le greffon y est passé selon un trajet destiné à reproduire la fonction du LCA, puis fixé à l’aide de dispositifs adaptés. Si une lésion méniscale ou une autre atteinte nécessite un geste associé, celui-ci peut être réalisé au cours de la même intervention.
RESULT CONTROL
Sous arthroscopie, le chirurgien vérifie la position et la tension du greffon, sa fixation ainsi que la stabilité et la mobilité du genou. Il contrôle aussi les structures voisines et traite les lésions associées prévues au plan opératoire.
CLOSURE AND END OF THE PROCEDURE
Les instruments sont retirés et les petites incisions sont refermées puis couvertes par un pansement. Une attelle peut être prescrite selon les gestes réalisés et les consignes postopératoires. Le patient est ensuite transféré en salle de réveil pour surveillance.
La chirurgie du ligament croisé antérieur vise à remplacer le ligament rompu par un greffon correctement positionné et fixé afin d’améliorer la stabilité fonctionnelle du genou.
La durée de l’intervention dépend du greffon et des éventuels gestes associés. Une chirurgie isolée peut souvent être réalisée en ambulatoire ou avec une courte hospitalisation, selon l’organisation de la clinique et la situation du patient.
QUEL GREFFON ET QUELLE TECHNIQUE CHOISIR ?
Plusieurs tendons peuvent être utilisés pour reconstruire le LCA. Le choix du greffon dépend du profil du patient, de ses activités, de son anatomie et des éventuelles lésions associées. Les tendons des ischio-jambiers, le tendon rotulien ou celui du quadriceps peuvent notamment être proposés.
La reconstruction est habituellement réalisée sous arthroscopy. Le greffon est maintenu dans des tunnels osseux par un système de fixation adapté. Le chirurgien choisit la technique en fonction de la situation clinique et explique les avantages et limites des options retenues.
GREFFON DES ISCHIO-JAMBIERS
Ce greffon est prélevé sur des tendons situés à l’arrière de la cuisse. Il peut convenir selon le profil du patient et la stratégie opératoire. Le prélèvement peut entraîner une gêne ou une faiblesse temporaire des muscles concernés ; la récupération est accompagnée par la physiothérapie.
GREFFON DU TENDON ROTULIEN
Une portion du tendon rotulien, avec de petits blocs osseux à ses extrémités, peut être utilisée. Cette option permet une fixation osseuse du greffon dans les tunnels. Elle peut toutefois s’accompagner d’une douleur à l’avant du genou ou d’une sensibilité lors de l’agenouillement chez certaines personnes.
GREFFON DU TENDON QUADRICIPITAL
Une portion du tendon du quadriceps constitue une autre option. Le prélèvement et la fixation sont adaptés à la technique choisie. Le travail progressif de la force du quadriceps fait partie de la physiothérapie postopératoire.
FIXATION ET GESTES ASSOCIÉS
Des dispositifs de fixation maintiennent le greffon dans les tunnels osseux pendant sa cicatrisation. Si l’examen révèle une lésion méniscale ou une instabilité rotatoire particulière, un geste complémentaire peut être discuté. Il n’est pas systématique et dépend de l’évaluation du genou.
Aucun greffon ni système de fixation ne convient à tout le monde : le choix dépend de l’anatomie, des objectifs et des lésions associées.

AFTER THE PROCEDURE: THE FIRST STEPS
Après la chirurgie, l’équipe surveille le réveil, la douleur et l’état général. La physiothérapie est souvent organisée dès les premiers jours pour amorcer la récupération de la mobilité et de l’activation musculaire.
Les consignes varient selon le greffon, la stabilité obtenue, les gestes associés et l’état général du patient.
WAKE-UP AND PAIN ROOM
La surveillance porte notamment sur la douleur, le pansement et la sensibilité du membre. Un traitement adapté peut être proposé pour contrôler la douleur et les nausées. Les boissons et l’alimentation sont reprises lorsque l’équipe les autorise.
SUPPORT, WALKING AND SPLINTING
L’appui et l’utilisation de béquilles dépendent des consignes du chirurgien et des gestes associés, notamment d’une éventuelle réparation méniscale. Une attelle peut être prescrite dans certaines situations. Le physiothérapeute accompagne les premières mobilisations et explique comment marcher en sécurité.
RETURN HOME AND MONITORING
Une prise en charge ambulatoire ou une courte hospitalisation peut être prévue selon l’organisation de la clinique et la situation du patient. L’équipe précise les soins du pansement, la surveillance de la cicatrice et la date du premier contrôle. Contactez-la en cas d’aggravation inhabituelle de la douleur ou du gonflement, de fièvre, d’écoulement de la cicatrice ou de tout symptôme inquiétant.
→ Lire les étapes de la rééducation après une ligamentoplastie
REHABILITATION AND RETURN TO ACTIVITIES
La rééducation est une étape essentielle après la chirurgie du ligament croisé antérieur. Elle progresse en fonction de la récupération et des consignes de l’équipe. Les recommandations spécialisées préconisent une progression individualisée, fondée sur les capacités fonctionnelles et les objectifs du patient.
Au début, les objectifs sont de contrôler la douleur et le gonflement, protéger les incisions, récupérer progressivement l’extension et la flexion autorisées et réactiver les muscles de la cuisse. Les exercices sont adaptés aux consignes liées au greffon et aux éventuels gestes associés.
La suite de la physiothérapie peut intégrer le renforcement musculaire, l’équilibre, la coordination et le contrôle du mouvement. La marche, les escaliers, la conduite et le travail sont repris selon la mobilité, la force, la capacité à contrôler la jambe et les exigences de chaque activité.
Le retour au sport se fait par étapes : les exercices sans pivot ne sont pas équivalents aux changements de direction, aux sauts ou aux sports de contact. La reprise tient compte de la force, de la mobilité, de la stabilité, des tests fonctionnels, de la confiance du patient et de l’avis médical. Elle prend souvent plusieurs mois et peut se situer entre 6 et 12 mois pour les sports à pivot, mais ce repère ne constitue pas un délai universel.
La reprise du sport dépend de critères fonctionnels et d’une validation médicale, pas uniquement du temps écoulé.
→ Comprendre les étapes de la rééducation après une ligamentoplastie

EXPECTED RESULTS, LIMITATIONS AND RISKS
La décision met en balance le bénéfice fonctionnel attendu, les limites de la reconstruction et les risques propres à chaque situation.
OBJECTIVES AND EXPECTED RESULTS
La reconstruction vise à améliorer la stabilité du genou et à permettre une reprise progressive des activités compatibles avec son état. La récupération de la mobilité, de la force et de la confiance dépend aussi de la physiothérapie et du respect des étapes de reprise.
BOUNDARIES
Le résultat varie selon les patients et les lésions associées. Une reconstruction ne garantit pas un retour au niveau sportif antérieur et ne prévient pas toutes les nouvelles blessures. Des douleurs, un gonflement ou une raideur peuvent persister. La récupération dépend notamment de l’intégration du greffon, de la rééducation et des exigences des activités reprises.
RISKS AND COMPLICATIONS
Comme toute intervention, la reconstruction comporte des risques, notamment infection, hématome, phlébite, raideur, douleur persistante ou complication liée au prélèvement du greffon. Une nouvelle rupture ou une instabilité résiduelle sont également possibles ; une nouvelle intervention peut parfois être nécessaire. L’équipe applique des mesures de prévention et organise le suivi pour repérer rapidement une complication.

AN INTERVENTION TAILORED TO EACH PATIENT
Deux patients ayant une rupture du LCA ne nécessitent pas forcément la même stratégie. Certaines personnes retrouvent une fonction satisfaisante avec une prise en charge non chirurgicale, tandis que d’autres gardent une instabilité qui conduit à discuter une reconstruction.
Le Dr Benoît Coulin prend en compte l’âge, l’anatomie, la qualité des tissus, l’importance de la rupture, les lésions méniscales ou cartilagineuses, le niveau d’activité, la profession, les traitements antérieurs et les objectifs personnels. Ces éléments orientent le choix du greffon, le moment de l’intervention et les éventuels gestes associés.
La technique et le programme de récupération sont adaptés au patient. La progression en physiothérapie et la reprise des activités sont ajustées selon la stabilité du genou, les consignes chirurgicales et les résultats des contrôles.
« L’objectif est de choisir une chirurgie du ligament croisé antérieur qui corresponde à votre genou, à vos activités et à vos objectifs. »
FREQUENTLY ASKED QUESTIONS
VOTRE GENOU RESTE INSTABLE APRÈS UNE RUPTURE DU LCA ?
Un examen clinique et l’analyse de l’imagerie permettent de discuter l’indication, de comparer les possibilités et de choisir une stratégie adaptée à votre profil et à vos objectifs.