L'ARTHRITE INFLAMMATOIRE DE LA HANCHE
L’arthrite inflammatoire de la hanche correspond à une inflammation de l’articulation. Elle peut être liée à une maladie rhumatismale, à une réaction immunitaire, plus rarement à une infection ou à une autre cause spécifique.
Elle provoque parfois une douleur profonde dans l’aine, une raideur importante ou une limitation progressive des mouvements. La hanche peut être douloureuse au repos et les symptômes peuvent s’accompagner d’une fatigue générale ou d’une atteinte d’autres articulations.
COMPRENDRE L'ARTHRITE INFLAMMATOIRE DE LA HANCHE
L’inflammation touche principalement la membrane synoviale qui entoure l’articulation et peut progressivement altérer le cartilage et l’os.
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Normalement, la tête du fémur est bien ronde et se prolonge par un col plus fin. Ici, la jonction entre la tête et le col présente une bosse osseuse. Lors d’une flexion ou d’une rotation importante, cette bosse vient buter contre le rebord du cotyle.
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Normalement, le cotyle recouvre la tête fémorale juste ce qu’il faut. Ici, son rebord est trop saillant ou trop couvrant. Dans certaines positions, il vient toucher le col du fémur plus tôt que prévu et pince l’articulation.
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Le cotyle est la cavité du bassin qui accueille la tête fémorale. Normalement, sa profondeur et son orientation laissent la hanche bouger librement. Lorsqu’il est trop profond ou mal orienté, il recouvre trop la tête : c’est l’origine de la morphologie « pincer ».
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Cet anneau de fibrocartilage borde le cotyle et assure l’étanchéité de la hanche. Quand les os se heurtent de façon répétée, il se retrouve pris entre eux et peut s’irriter ou se fissurer. Ses lésions ont toutefois d’autres causes possibles.
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Le contact répété use peu à peu le cartilage, qui assure normalement le glissement de l’articulation. À terme, cette usure peut favoriser une arthrose. Une morphologie cam ou pincer n’entraîne cependant pas toujours de douleur ni de lésion.

RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES
L’arthrite inflammatoire de la hanche provoque le plus souvent une douleur profonde dans l’aine ou à l’avant de la hanche. Elle peut apparaître au repos, lors des mouvements ou pendant les périodes de poussée inflammatoire.
Douleur à l’aine : parfois présente lors de la marche, des escaliers ou des mouvements de la hanche.
Raideur prolongée : notamment le matin ou après être resté immobile pendant un certain temps.
Mouvement limité ou inconfortable : difficulté à enfiler ses chaussures, à monter les escaliers ou à mobiliser complètement la hanche.
Douleur au repos ou la nuit : une douleur qui persiste sans effort ou qui perturbe le sommeil peut évoquer une inflammation active.
Les symptômes varient d’une personne à l’autre. L’arthrite inflammatoire de la hanche peut également s’accompagner d’une fatigue générale ou de douleurs dans d’autres articulations. Une douleur brutale associée à de la fièvre, un malaise ou une impossibilité de prendre appui nécessite une consultation rapide.
POURQUOI LA HANCHE DEVIENT-ELLE INFLAMMATOIRE ?
L’arthrite inflammatoire de la hanche peut avoir plusieurs origines. Elle peut être liée à une maladie rhumatismale, à une réaction du système immunitaire, à une infection ou à une autre cause nécessitant un bilan médical.
MALADIE RHUMATISMALE INFLAMMATOIRE
La hanche peut être touchée dans le cadre d’une polyarthrite rhumatoïde, d’une spondylarthrite, d’un rhumatisme psoriasique ou d’une autre maladie inflammatoire.
RÉACTION DU SYSTÈME IMMUNITAIRE
Dans certaines maladies auto-immunes, le système immunitaire s’attaque aux tissus de l’organisme. La membrane synoviale devient alors inflammatoire et peut produire davantage de liquide.
INFECTION DE L’ARTICULATION
Une infection de la hanche est plus rare mais doit être exclue en cas de douleur brutale, de fièvre, de malaise ou d’impossibilité de marcher. Elle nécessite une prise en charge médicale urgente.
INFLAMMATION PROLONGÉE
Lorsque l’inflammation persiste, elle peut progressivement altérer le cartilage, l’os et la mobilité de la hanche. L’évolution dépend de la cause et de la rapidité de la prise en charge.

POSER LE BON DIAGNOSTIC
L’évaluation associe les symptômes, l’examen de la hanche, les examens d’imagerie et, lorsque cela est nécessaire, un bilan biologique. Elle permet de rechercher la cause de l’inflammation et d’écarter une infection ou une autre pathologie.
01 – EXAMEN CLINIQUE
La localisation de la douleur, la durée de la raideur, la mobilité de la hanche et les mouvements gênants sont évalués. Le médecin recherche également une atteinte d’autres articulations, une fatigue générale ou une fièvre.
02 – RADIOGRAPHIES
Les radiographies du bassin et de la hanche permettent d’observer l’espace articulaire, l’état des surfaces osseuses et les éventuels signes de dégradation de l’articulation.
03 – EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Une IRM ou une échographie peut préciser l’état de la membrane synoviale, rechercher un épanchement et analyser le cartilage. Un bilan sanguin peut également rechercher une inflammation ou certains marqueurs associés aux maladies rhumatismales.
L’imagerie ne suffit pas à elle seule : la cause de l’inflammation doit être identifiée avant de choisir un traitement.
SOULAGER La hanche SANS CHIRURGIE
La prise en charge de l’arthrite inflammatoire de la hanche dépend de sa cause et de l’intensité des symptômes. Les mesures non chirurgicales visent à contrôler l’inflammation, préserver la mobilité et améliorer le confort.
TRAITEMENT DE L’INFLAMMATION
Des médicaments anti-inflammatoires ou des traitements spécifiques peuvent être prescrits selon la cause identifiée. Lorsqu’une maladie rhumatismale est suspectée, le traitement est coordonné avec un rhumatologue.
ACTIVITÉ PHYSIQUE ET PHYSIOTHÉRAPIE
La physiothérapie aide à entretenir la mobilité, renforcer les muscles autour de la hanche et limiter la raideur. Les exercices sont adaptés à la phase inflammatoire et aux capacités de la personne.
ADAPTATION DU QUOTIDIEN
Pendant une poussée, certaines activités peuvent être temporairement réduites. L’objectif est d’éviter les mouvements qui déclenchent nettement la douleur tout en conservant une activité adaptée.
SURVEILLANCE DE L’ARTICULATION
Lorsque les symptômes sont contrôlés, un suivi clinique et radiologique peut être proposé. Il permet de vérifier l’évolution de l’articulation et d’adapter le traitement si la douleur ou la mobilité change.
→ En savoir plus sur la prothèse totale de hanche en cas d’arthrite avancée
Contrôler l’inflammation et préserver la mobilité restent les premiers objectifs lorsqu’une prise en charge sans chirurgie est possible.

QUAND ENVISAGER UNE CHIRURGIE ?
Une intervention peut être discutée lorsque l’inflammation a entraîné une dégradation importante de l’articulation et que les douleurs restent gênantes malgré une prise en charge médicale adaptée.
PRÉSERVER L’ARTICULATION
Dans certaines situations particulières, une intervention peut être envisagée pour traiter une lésion associée ou préserver les structures encore saines. Elle n’est pas systématique dans l’arthrite inflammatoire.
TRAITER UNE LÉSION ASSOCIÉE
Une arthroscopie peut exceptionnellement être discutée lorsqu’une lésion précise du labrum, du cartilage ou d’une autre structure explique une partie des symptômes. Elle ne traite pas la maladie inflammatoire générale.
REMPLACER : LA PROTHÈSE TOTALE DE HANCHE
Lorsque le cartilage est fortement dégradé et que les douleurs deviennent invalidantes, une prothèse totale de hanche peut être envisagée. La maladie inflammatoire doit être évaluée et, lorsque cela est possible, stabilisée avant l’intervention.
→ Comprendre les indications et le déroulement d’une prothèse totale de hanche
CONTINUER À BOUGER ET RÉCUPÉRER
Une arthrite inflammatoire de la hanche n’impose pas systématiquement l’arrêt de toute activité. Les mouvements et les exercices sont adaptés à l’intensité de l’inflammation et à la mobilité restante.
La marche, le vélo doux, les exercices dans l’eau ou le renforcement musculaire peuvent être envisagés lorsqu’ils sont bien tolérés. Pendant une poussée importante, les activités doivent être réduites temporairement afin de ne pas accentuer l’irritation.
Après une intervention, la reprise de la marche et des exercices se fait progressivement, selon le geste réalisé, l’état de l’articulation et l’évolution de la maladie inflammatoire.
L’activité et la récupération suivent les capacités de la hanche et les étapes du traitement.
→ Douleur à l’aine ou à la hanche : comprendre les causes possibles


UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE À CHAQUE PATIENT
L’arthrite inflammatoire de la hanche peut avoir des origines et des évolutions très différentes. La consultation permet de mettre en relation les symptômes, l’examen clinique, l’imagerie et les résultats du bilan inflammatoire.
La prise en charge peut associer un traitement médical, une physiothérapie, une adaptation des activités et un suivi avec un rhumatologue. Lorsque l’articulation est fortement dégradée, une prothèse peut être discutée.
La chirurgie reste une option lorsque les douleurs et la perte de mobilité deviennent importantes malgré une prise en charge adaptée. Elle ne traite pas la maladie inflammatoire générale, mais ses conséquences sur l’articulation.
« Contrôler l’inflammation, préserver le mouvement et intervenir uniquement lorsque cela devient nécessaire. »
QUESTIONS FRÉQUENTES
VOUS SOUHAITEZ MIEUX COMPRENDRE VOS DOULEURS ?
Une évaluation clinique et des examens adaptés permettent de rechercher l’origine de la douleur et de discuter des options de prise en charge pour votre hanche.