Sport et arthrose : que peut-on faire, que faut-il éviter ?

Sport et arthrose, peut-on continuer à faire du sport ?

Contrairement aux idées reçues, pratiquer du sport avec de l’arthrose n’aggrave pas la maladie. L’activité physique adaptée est au contraire bénéfique : elle renforce les muscles, entretient la mobilité articulaire, améliore la lubrification des articulations et ralentit l’évolution de la pathologie.

Le Dr Coulin encourage ses patients à rester actifs, en tenant compte du niveau de douleur, de la localisation de l’arthrose (hanche, genou, colonne, mains) et des objectifs de chacun.

Les bienfaits du mouvement

En cas d’arthrose, le repos prolongé n’est généralement pas une bonne stratégie. L’immobilité entraîne :

  • une raideur articulaire,
  • une fonte musculaire,
  • une perte d’équilibre,

ce qui accentue les douleurs et augmente le risque de chute.

À l’inverse, le sport adapté à l’arthrose devient un véritable traitement. Une pratique régulière et douce permet :

  • de réduire la douleur et l’inflammation,
  • de maintenir la souplesse articulaire,
  • de renforcer les muscles stabilisateurs,
  • d’améliorer la qualité de vie et l’autonomie.

Ainsi, le mouvement encadré n’est pas seulement permis : il devient un outil thérapeutique central dans la prise en charge de l’arthrose.

Les sports recommandés par le Dr Coulin

Tous les sports ne se valent pas face à l’arthrose. Certains protègent l’articulation, d’autres la sursollicitent. Le Dr Coulin recommande généralement les sports à faible impact articulaire :

  • La natation (hors brasse classique, trop contraignante pour les genoux).
  • Le vélo ou vélo elliptique, excellents pour le cardio et le renforcement.
  • La marche régulière, surtout sur terrain plat et stable.
  • Le yoga doux ou le pilates adapté, pour travailler souplesse et équilibre.
  • L’aquagym ou la gymnastique douce, qui réduisent les contraintes grâce à la portance de l’eau.

Ces disciplines favorisent le gainage, l’amplitude articulaire et l’endurance musculaire, tout en limitant les pressions sur le cartilage.

Les pratiques à éviter

Certains sports sont déconseillés chez les patients souffrant d’arthrose, surtout en cas de douleurs marquées ou d’arthrose avancée. Il s’agit principalement :

  • des sports avec impacts, sauts ou pivots fréquents (running, tennis, football, ski alpin),
  • des activités avec charges lourdes répétées (musculation sans encadrement),
  • des pratiques sur terrains instables ou impliquant des mouvements brusques.

Cela ne signifie pas une interdiction définitive. Ces sports peuvent parfois être pratiqués, mais avec un échauffement rigoureux, une technique adaptée, une progression encadrée et une écoute attentive du corps.

Adapter le sport au stade de l’arthrose

La pratique sportive doit évoluer en fonction de l’avancée de l’arthrose :

  • Lors des poussées douloureuses, priorité aux activités en décharge, comme la natation ou le vélo doux.
  • En phase stable, réintroduction progressive d’exercices plus variés, en respectant la tolérance articulaire.

Le Dr Coulin collabore avec des physiothérapeutes spécialisés pour proposer des programmes personnalisés, adaptés à la localisation de l’arthrose, à l’âge et au mode de vie du patient.

Pourquoi continuer le sport malgré l’arthrose ?

La pratique d’une activité physique régulière avec arthrose offre plusieurs avantages à long terme :

  • Elle retarde l’évolution de la maladie,
  • Elle évite une perte d’autonomie précoce,
  • Elle réduit le risque d’autres pathologies (diabète, maladies cardiovasculaires, surpoids),
  • Elle améliore le moral et le bien-être global.

Ainsi, bouger reste l’un des meilleurs moyens de protéger ses articulations, même lorsque l’arthrose est installée.

Vous souffrez d’arthrose et souhaitez rester actif ?

Le Dr Coulin vous reçoit à Genève pour évaluer votre situation, analyser vos examens et vous orienter vers les activités sportives les plus adaptées à votre arthrose.

Grâce à un programme individualisé, il est possible de soulager vos douleurs, d’entretenir votre mobilité et d’éviter une chirurgie trop précoce.

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